

David Reiner qui avait raconté l'histoire de sa vie dans un livre et à l'émission de télévision " Oprah " s'est enlevé la vie la semaine dernière. Selon sa mère, Janet Reiner, son fils serait encore de ce monde s'il n'avait pas été victime de cette terrible expérience, qui a entraîné chez lui de graves problèmes émotifs.
David Reiner avait d'abord été victime d'une circoncision bâclée, en bas âge. Il est ensuite devenu le sujet d'une expérience baptisée " John/Joan " dans les années 1960 et 1970. Sa mère en veut encore à un médecin de Baltimor qui l'a convaincue ainsi que son mari, à donner des hormones féminines à leur fils et de l'élever comme une fille.
Sa transformation avait été présentée comme un succès. On y voyait la preuve que le caractère féminin ou masculin chez l'enfant n'est pas inné mais acquis, c'est-à-dire qu'il est le résultat de l'éducation qu'il reçoit. Le frère jumeau de David, Brian, offrait aux chercheurs le sujet témoin parfait.
Mais quand David a découvert la vérité sur son passé à l'adolescence, il s'est rebellé et a repris son identité masculine, pour ensuite se marier et devenir le beau-père de trois enfants.
La cause de la mort n'a pas été identifiée, mais sa mère soupçonne qu'elle pourrait venir d'une surdose des médicaments qu'il devait prendre pour soigner sa schizophrénie.


Tenant compte de l'imminence de son opération, le gouvernement a décidé d'accepter le recours de la jeune socialiste, a-t-il indiqué.
Le cas d'Esther - alias Christian Brunner, candidat socialiste à l'élection à la chambre haute du parlement suisse en octobre prochain, avait posé un vrai casse-tête à l'administration zurichoise, car officiellement et biologiquement cette candidate est encore un homme.
Son opération pour changer de sexe n'aura lieu en effet qu'après les élections fédérales.
Mais Esther est connue et active en politique sous son prénom féminin. L'étudiante en philosophie de 27 ans occupait le 10e rang de la liste des jeunesses socialistes, mais l'Office de la statistique a fait biffer son nom de la liste, invoquant qu'il ne correspondait pas à celui enregistré dans l'état civil, a expliqué le gouvernement zürichois.
Esther Brunner a alors déposé un recours auprès du gouvernement cantonal, qui a considéré que de «biffer Esther Brunner de la liste était une limitation disproportionnée du droit de vote passif. D'autant plus que son cas était unique et l'opération imminente", poursuit le communiqué.

Si dans les pays polythéistes ou d'une tradition religieuse plus proche d'une mystique philosophique comme l'Inde ou le Japon, les danses de femmes sont interprétées par des hommes travestis, il n'y a pas de règles strictes d'interdiction. Les raisons qui font remplacer les femmes par de jeunes garçons, plus d'ailleurs que par des hommes, sont multiples.
Interdits socioculturels
La première est culturelle : La femme est tenue pour inférieure à l'homme. A moins d'être chaste. Ainsi, en Inde, les danseuses sacrées attachées aux temples sont considérées comme des devadasis (déesses) et doivent se comporter comme de véritables vestales.
La deuxième raison est sacrée : comment mieux interpréter l'extraordinaire d'un corps divin qu'en le faisant jouer par un sexe fabuleux, un homme travesti en femme qui n'est donc ni l'un ni l'autre, mais les deux à la fois ? Le monstrueux devient ainsi un processus primordial trouvé par l'homme pour entrer dans un espace sacré et fictif.
La troisième raison est technique : le kathakali vient du teyyam, très ancienne danse de l'Inde du Sud, issue d'une tradition chamaniste qui recherche l'extase. Les personnages évoqués sont des dieux, des rois, des guerriers qui animent un "théâtre de la violence" tel que le définit Antonin Artaud. De lourds anneaux aux chevilles, aux bras, aux épaules, des pectoraux et des faux seins de bois contribuent à déshumaniser le danseur dont le visage est totalement masqué par le maquillage. La danse symbolise la lutte entre une divinité et un démon et relève de l'exploit physique et spirituel. Le kathakali reprend ces caractéristiques et reste une sorte d'opéra du terrifiant. On comprend donc que les hommes aient été privilégiés pour exécuter ce type de danse, le travesti renforçant l'aspect irréel du spectacle.
Les autres danseurs travestis de l'Inde sont les gotipuas. Leur origine est elle aussi guerrière et date également du XVIl° siècle. Ils sont issus de gymnases où les soldats pouvaient s'entraîner à la culture physique et aux arts martiaux. Au départ, il n'étaient pas censés remplacer les femmes. Mais les prêtres de Vishnou, les musulmans et les Britanniques, qui n'appréciaient pas de voir les femmes sur scène, privilégièrent ce type de danse, au détriment des danseuses des temples hindouistes. On peut voir aussi des femmes travesties en hommes comme, au Togo, les prêtresses du Vodu Avlekete.
En réalité, la pensée qui préside à ces représentations n'est que le reflet des interdits socio-culturels.
Au japon, on voit bien que la danse sacrée, noble (nô ou kabuki) est réservée aux hommes. La femme est considérée de condition inférieure. Les geishas, qui sont aussi danseuses, sont surtout courtisanes. Il existe certaines similitudes en Occident. L'art de la danse est assimilé à la noblesse et à l'art de la guerre jusqu'à à la fin du XVIl° siècle. On la recommande même aux soldats pour accroître leur résistance et leur courage au combat.
En France, il a existé dans l'Église un courant qui considérait que la femme pouvait se sanctifier en se transformant spirituellement en homme, la virginité équivalant à une élévation vers la perfection virile. Sous l'Ancien Régime donc, les personnages travestis abondent dans la littérature. Solides guerrières, vierges soucieuses de leur pudeur, traversent les récits chevaleresques du Moyen-Age en passant par la Renaissance jusqu'aux libertins raffinés du XVIII°. Les jeunes filles revêtent des habits d'homme pour faire la guerre, servir le roi, fuir leur père ou suivre leur amant. Le stéréotype de la vierge guerrière syncrétise les valeurs religieuses et politiques suprêmes sous l'Ancien Régime : chasteté et vertu chevaleresque. Lune étant un sommet de la vertu féminine, l'autre la vertu virile par excellence. Autrement dit, les femmes travesties ne bouleversent nullement l'ordre du monde et la hiérarchie entre les sexes mais le prorogent en soulignant que "le masculin l'emporte". Ce n'est pas le cas de l'homme travesti en femme. Combattu par l'Église et la police, il dérange et passe pour fou. Sinon, pourquoi donc vouloir embrasser un état inférieur ?
Un monde d'apparences
La danse, en France, naît conjointement à l'établissement de la Monarchie et son destin est assez proche de la pratique du travestissement. Cela n'a rien d'étonnant car elle symbolise en quelque sorte la distribution politico-sociale du pouvoir.
Dans ce monde des apparences, qui est celui du début du XVII° siècle, la mise en scène de la magnificence et de la prouesse physique joue un rôle capital. Certaines femmes revêtent délibérément l'habit d'homme pour se faire admirer et montrer l'étendue de leur pouvoir. C'est le cas de la Grande Mademoiselle. Ce sera le cas de Marie de Médicis, grande propagatrice du ballet dans notre pays, qui apparaît en amazone dans "la Princesse des Iles".
Sous Louis XIV, les dames de la Cour dansent encore. C'est seulement lorsque se crée la première Académie royale de danse, donc des danseurs professionnels d'extraction roturière, que les femmes se verront exclues, pour peu de temps, du ballet. Plusieurs raisons peuvent être avancées. La première c'est que Louis XIV, premier monarque absolu, incarne à lui seul le masculin. La seconde, c'es que si les Grandes Dames peuvent représenter une certaine puissance, assimilée à du masculin, ce n'est absolument pas le cas des femmes du peuple. Enfin,il faut savoir que celles qui entrent à l'Académie puis à l'Opéra sont dégagées de toute tutelle maritale ou paternelle... sans pour autant avoir le moindre don chorégraphique.
En attendant, c'est entre 1661 et 1681 seulement que l'on verra des hommes travestis interpréter des rôles de femmes sur scène. La chorégraphie est alors très différenciée : aux hommes les lignes droites, les sauts, le prouesses, et aux travestis les lignes sinueuses, les petits pas, les courbes harmonieuses.
Au XIX° siècle, la danse est devenue une affaire de femmes et, à la fin du siècle, on assiste en France à une véritable décadence du ballet. La danseuse est devenue plus courtisane qu'artiste et on ne trouve plus de danseurs. Les seuls ballets qui restent de cette époque sont "Coppélia" et "les Deux Pigeons". Dans le premier, le rôle de Franz est créé par une femme, Eugénie Fiocre. Dans le second, nos deux oiseaux sont des dames oiselles, en l'occurrence mesdemoiselles Zambelli et Meunier. C'est le manque d'hommes qui fait le travesti. Et le fait que la danse ayant perdu toute noblesse ne peut plus convenir à des hommes (et vice-versa).
Changement de sens
Au fond, il faudra attendre le XX° siècle pour voir vraiment des travestis dans le ballet. Mais leur signification sera tout autre.
Dans la danse contemporaine, le mouvement, qu'il soit exécuté par un homme ou par une femme reste le mouvement. C'est ce qu'ont démontré Cunningham et, à sa suite, la plupart des chorégraphes de notre époque. La tenue devient neutre. Plus qu'un jeu sur une identité sexuelle quelconque, il s'agit surtout de bouleverser la perception ordinaire. Quand les hommes portent des robes, dans les pièces de Pina Bausch ("Nelken", par exemple), ils ne miment pas la femme, ils ne changent ni de gestes, ni de démarche. Des hommes en robe, oui, des travestis, non.
Dans " Anaphase" de la Batsheva Dance Company, la confusion est totale, danseurs et danseuses sont tous habillés de même. Tous en hommes, tous en femmes et finalement, quand Ohad Naharin en personne s'affiche en longue robe rouge, c'est pour nous chanter une chanson sirupeuse et dérisoire à souhait ... avec une voix de crooner très mâle. Enfin, quand Jérôme Bel met les uns et les autres nus, là aussi, il s'agit moins de parler de différence que d'indifférence sexuelle. I.'habillement ou son absence, font plus appel à la notion d'unisexe qu'à la perversion ou à la transgression. Corollairement, à notre époque, le corps individuel se trouve pris dans la masse. Malgré tout, il subsiste quelques tentatives marginales comme "Diva" ou "Salomé" de Maurice Béjart où, finalement, il s'agit plus d'intégrer à soi-même la femme en jouant avec l'interdit homosexuel.
Les Ballets Trockadéro de Monte-Carlo ont choisi le comique de situation qui joue sur la figure malhabile de l'homme en tutu allié à une technique hors pair qui leur permet d'exécuter des mouvements reservés aux femmes avec des impulsions et une robustesse toute masculine. Reste le cas unique de Kazuo Ohno dans "la Argentina". Là, le travesti joue pleinement. Mais peut-être ne s'agit-il que d'une sublime traversée des apparences : ni vieux ni jeune, ni enfant ni adulte, ni femme ni homme mais tout cela à la fois, par la grâce d'un interprète génial qui s'efface totalement devant le sujet qui le fascine. Une sorte d'interprétation sacrée de son dieu personnel, la Argentina Du coup, se travestir, c'est la perspective ouverte par l'artiste de montrer une image extraordinaire du corps. D'une certaine façon, peu importe le sexe réel du danseur ou de la danseuse. Ce qui compte, c'est le sexe symbolique, qui se place toujours du côté de la puissance et du pouvoir. Ainsi, plus que le travesti, c'est toujours la tentation de l'androgyne qui est mise en scène dans la danse. Ce que l'être humain est en puissance, l'androgyne l'est d'une façon absolue.
Contrairement à cette tentation androgyne, dans la chorégraphie, la tradition de l'homme travesti reste assortie au grotesque. La mère Simone dans "la Fille mal gardée", Carabosse dans la "Belle au bois dormant" ou, de nos jours, les Ballets Trockadéro de Monte-Carlo jouent sur le comique que suscite une telle inconvenance. Si l'on supprimait l'aspect comique, on toucherait à l'obscène.
Agnés Izrine
Revue " Danser " Décembre 2001 n° 205

Interrogée par l'AFP, Mme de Fontenay attribue à une "confusion malveillante" l'origine de cette rumeur. Le 15 avril, une élection "Miss Trans 2001" a été organisée dans une discothèque parisienne. Les candidates étaient toutes transsexuelles.
La présidente du Comité France qui condamne l'intitulé de cette élection, "choisi sans doute pour créer la confusion", a estimé que "cette affaire dépasse l'entendement". - "Cette rumeur imbécile qui porte atteinte à la dignité d'Elodie Gossuin, a été lancée par un esprit dérangé. Cette élection "Miss Trans 2001" n'a bien sûr rien à voir avec celle de Miss France 2001 ! Je suis d'autant plus choquée que de grands médias américains relaient ce genre de rumeur sans se renseigner", a ajouté Geneviève de Fontenay.
Le Daily News assure mardi que les organisateurs du concours Miss Univers, qui doit se tenir le 11 mai à Porto Rico, ont des doutes sur le sexe de Miss France 2001 qui compte parmi les candidates. Citant Mary Hilliard McMillan, porte-parole du concours organisé par le milliardaire new-yorkais Donald Trump, le Daily News précise que la rumeur est née sur l'internet.

PATTAYA, Thaïlande (Reuters)Elle représentera la Thaïlande au prochain concours international de Miss Queen of Universe, qui se déroulera aux Etats-Unis, a fait savoir le président du jury. Samedi soir, la compétition organisée dans la station balnéaire de Pattaya en Thaïlande, a été retransmise en direct à la télévision. Les téléspectateurs ont pu comparer les charmes et les attributs des 79 concurrents.
Pour la première fois, le concours était ouvert à des étrangers. C'est ainsi que Misaki Yasuda, du Japon, a pu concourir mais c'est finalement Thanyaporn Thanyasira qui l'a emporté. Elle a remporté un prix de 100.000 bahts, une voiture et des billets d'avion.

Interrogée par l'AFP, Mme de Fontenay attribue à une "confusion malveillante" l'origine de cette rumeur. Le 15 avril, une élection "Miss Trans 2001" a été organisée dans une discothèque parisienne. Les candidates étaient toutes transsexuelles.
La présidente du Comité France qui condamne l'intitulé de cette élection, "choisi sans doute pour créer la confusion", a estimé que "cette affaire dépasse l'entendement". - "Cette rumeur imbécile qui porte atteinte à la dignité d'Elodie Gossuin, a été lancée par un esprit dérangé. Cette élection "Miss Trans 2001" n'a bien sûr rien à voir avec celle de Miss France 2001 ! Je suis d'autant plus choquée que de grands médias américains relaient ce genre de rumeur sans se renseigner", a ajouté Geneviève de Fontenay.
Le Daily News assure mardi que les organisateurs du concours Miss Univers, qui doit se tenir le 11 mai à Porto Rico, ont des doutes sur le sexe de Miss France 2001 qui compte parmi les candidates. Citant Mary Hilliard McMillan, porte-parole du concours organisé par le milliardaire new-yorkais Donald Trump, le Daily News précise que la rumeur est née sur l'internet.

Il était une fois un homme. Appelons-le Paul. Comme bien des hommes, Paul essaie d'avoir un enfant. Ça ne marche pas. Il va donc voir un médecin et apprend qu'il n'est pas tout à fait un homme...
Ils sont près de 200 comme ça au Québec (1 homme sur 20 000). Deux cents Paul, Pierre, Jean, Jacques qui ont tout pour être des femmes... mais qui sont des hommes. L'inverse s'applique également : une proportion difficile à évaluer de femmes porte un bagage génétique tout ce qu'il y a de plus masculin. Rien à voir avec des phénomènes de cirque. C'est en sondant les tréfonds du noyau de leurs cellules que les généticiens ont détecté cette étonnante anomalie chromosomique : la réversion sexuelle.
Et dire que, depuis la petite école, on croyait que tout était coulé dans le béton : un seul chromosome fait la différence entre les hommes et les femmes, celui transporté par le spermatozoïde qui féconde l'ovule.
Si c'est un X, un bébé fille (XX) verra le jour. Si c'est un Y, un bébé garçon (XY) se pointera le bout du nez. Point à la ligne. Pourtant, la nature a de ces caprices que la science commence à peine à démystifier...
Des hommes XX. Des femmes XY. Des femmes X. Des hommes XXY. Des hommes XYY. Des femmes XXX (rien à voir avec celles qui ornent les magazines pour adultes)... Il existe même des XXXY, des XXXX, des XXYY, des XYYY, des XXXX et de rarissimes XXXXY, XXXYY, XXYYY, XYYYY et XXXXX.
Tant de diversité soulève une question fondamentale : qu'est-ce qui fait qu'un homme est un homme et une femme, une femme ?
« C'est une question beaucoup, beaucoup plus complexe qu'on ne l'aurait cru au départ », répond la cytogénéticienne Nicole Lemieux, du département de pathologie et biologie cellulaire de
l'Université de Montréal. On sait bien depuis 1956, date où on a observé nos chromosomes sexuels pour la toute première fois, que les hommes sont XY et les femmes XX. Mais pendant longtemps, rien ne permettait d'expliquer les multiples variations observées au microscope, dont ces hommes génétiquement féminins et ces femmes génétiquement masculines. Il a fallu patienter jusqu'en 1990, année où une équipe britannique a découvert « le gène du sexe »...
(...)
Cet article provient du site Québec Science
Vous pouvez lire le texte complet dans le magazine Québec Science.

Citant Mary Hilliard McMillan, porte-parole du concours organisé par le milliardiare new-yorkais Donald Trump, le Daily News assure qu'une rumeur, née sur l'internet, assure que l'élève-infirmière picarde de 20 ans serait en fait un homme.
Elodie Gossuin vient d'arriver à Porto Rico pour participer aux préparatifs de Miss Univers. "Notre règlement stipule que les candidates doivent toutes être nées femmmes", a déclaré la porte-parole au journal. "S'il s'avère que c'est un homme, nous la remettrons dans le premier avion pour la France". Elle a ajouté que les répétitions allaient commencer et que les habilleuses, notamment celles chargées de la partie maillot de bain du concours, avaient reçu des instructions précises la concernant.
Interrogé sur la rumeur, Donal Trump, flamboyant célibataire connu pour ses aventures à grand spectacle avec de jeunes et jolies femmes, a commenté: "ce sera intéressant". Le Daily News accompagne son article d'une photo de Miss France, accompagnée de cette légende: "Who la la ! Elodie Gossuin, Miss France, est-elle un homme ?

Le travesti, qui continue à fréquenter la salle de sport mais en se changeant à son domicile, a refusé cet arrangement et a porté plainte estimant faire l'objet d'une discrimination Le travesti a présenté à la justice une expertise psychologique rappelant qu'il se sentait "femme depuis des années".
Dans son attendu, le juge a estimé que "la présence d'organes masculins ainsi que de caractéristiques féminines a généré une situation compliquée au moment de déterminer quel était le vestiaire le plus approprié". La justice a finalement tranché en affirmant que la salle de sport ne pouvait pas être accusée de discrimination puisqu'elle autorisait le travesti à utiliser ses installations et ses toilettes, tout en lui permettant de se changer.

Cet homme, âgé de 31 ans, était soupçonné de faire venir des travestis d'Indonésie qu'il contraignait à se prostituer à Paris. Il avait été placé vers 17h00 dans une cellule individuelle réservée notamment aux travestis. Il s'est suicidé en s'étranglant avec son pull-over, accroché à son lit. Son corps a été découvert vers 20h40 lorsque d'autres policiers ont eu besoin de la cellule, a-t-on précisé.
Selon les premiers éléments de l'enquête, confiée à l'Inspection générale des services (IGS - la "police des polices"), le gardien de la paix qui l'a enfermé a omis de signaler la présence du détenu dans cette cellule et a oublié de le surveiller, a-t-on indiqué.
Il aurait dû, conformément au règlement, aller lui rendre visite tous les quarts d'heure et regarder à travers l'oeilleton de la porte de la geôle. Le gardien de la paix, affecté à la Direction de l'ordre public et de la circulation (DOPC) de la préfecture de police de Paris, qui a en charge le dépôt, a été longuement entendu par l'IGS sur ce qui apparaît comme "une faute manifeste de surveillance".
Le policier n'a fait aucune difficulté pour reconnaître son "oubli" qu'il "ne s'explique pas vraiment et auquel il ne se cherche pas d'excuse particulière", a-t-on ajouté de mêmes sources.

Jessica Park qui avait été jadis connue sous l'identité de Stewart Park affirme que la branche honkongaise de l'Eglise de Jesus-Christ des saint du derniers jours, véritable titre du mouvement religieux mormon, l'avait exclue de manière "très humiliante".
Alors que l'opération de transformation sexuelle de cet adepte âgé d'une quarantaine d'années avait eu lieu en janvier de l'an dernier la sanction a été annoncée en chaire "devant tout le monde", au cours d'un office particulier.
"Ils ont annoncé que le Frère Stewart était excommunié alors que je vivais déjà sous le nom de Jessica depuis plus d'un an. Ce fut extrêmement humiliant", a déclaré l'intéressée au South China Morning Post. "L'Eglise est censée ramener la brebis perdue et non pas l'exclure",
a-t-elle ajouté.

L'intervention "était autorisée, mais elle a été bloquée pour des raisons bureaucratiques et par manque de volonté politique de la part du ministère de la Santé et de (l'Institut national de la Santé) l'Insalud", a affirmé dimanche, José Ramirez, 46 ans.
M. Ramirez, qui aspire à devenir une femme et à changer de prénom sur les registres de l'état civil pour s'appeler Helena a juré qu'il poursuivrait sa grève de la faim commencée le 15 février "jusqu'à ses ultimes conséquences" afin d'atteindre son objectif.
Fonctionnaire au ministère de la Culture, M. Ramirez jeûne en signe de
protestation à son domicile, mais continue à aller travailler tous les
jours, malgré les mises en garde des médecins.

Ce texte n'est pas directement lié au travestisme. Par contre, il nous donne une bonne leçon de vie sur la façon de gérer nos choix.
Quand il déménage, plusieurs serveurs et serveuses sont prêts à lâcher leur job pour le suivre d'un restaurant à un autre pour la seule raison qu'ils admirent son attitude. Il est un motivateur naturel. Quand un employé file un mauvais coton, Jerry est toujours là pour lui faire voir le bon côté des choses.
Curieux, je suis allé voir Jerry un jour pour lui demander: " Je ne comprends pas. Il n'est pas possible d'être toujours positif comme ça, partout, tout le temps. Comment fais-tu? "
Et Jerry de répondre: " Tous les matins à mon réveil, je me dis que, aujourd'hui, ou bien je choisis d'être de bonne humeur, ou bien je choisis d'être de mauvaise humeur. Je choisis toujours d'être de bonne humeur. Quand il arrive quelque incident déplorable, ou bien je choisis d'en être la victime, ou bien je choisis d'en tirer une leçon. Quand quelqu'un vient se plaindre à moi, ou bien je choisis d'entendre sa plainte, ou bien j'essaie de lui faire voir le bon côté de la chose. "
" Mais ce n'est pas toujours si facile ", lui dis-je. Et Jerry d'enchaîner: " La vie, c'est une question de choix. On choisit sa façon de réagir aux situations. On choisit de quelle façon les autres peuvent nous influencer ou non. On choisit d'être de bonne humeur ou de mauvaise humeur. On choisit de vivre sa vie de la manière qui nous convient. "
Plusieurs années plus tard, j'entends dire que Jerry a fait incidemment ce qu'on ne doit jamais faire dans la restauration: il a laissé déverrouiilée la porte arrière du restaurant un bon matin et il s'est fait surprendre par trois voleurs armés.
En essayant d'ouvrir le coffre fort, sa main tremblante de nervosité, il n'arrivait pas à faire la combinaison numérique. Un des intrus a paniqué et a tiré. Heureusement pour Jerry, les choses n'ont pas traîné et il a été vite transporté à l'hôpital. Après dix-huit heures de chirurgie et des semaines de soins intensifs, Jerry a reçu son congé de l'hôpital avec des débris de la balle qu'on avait réussi à lui retirer du corps.
J'ai revu Jerry six mois après l'incident et je lui ai demandé comment il réagissait à tout ça. " Si j'allais mieux que ça, dit-il, nous serions deux: mon jumeau et moi. Tu veux voir les cicatrices? " Je n'ai pas voulu voir la blessure mais je lui ai demandé ce qui lui avait passé par la tête au moment du vol. Et Jerry de dire: " La première chose qui m'est venu à l'idée est que j'aurais dû fermer à clé la porte arrière du restaurant. Et puis, étendu sur le plancher après m'être fait tiré une balle, je me suis souvenu que je pouvais encore faire un choix: ou bien de vivre ou bien de mourir. Et j'ai choisi de vivre. "
" T'as pas eu peur? " lui dis-je. Et lui de répondre: " Les ambulanciers ont été bien corrects. Ils n'ont pas cessé de me dire que tout allait bien. Mais en entrant dans le bloc opératoire de l'hôpital, j'ai vu l'expression faciale des médecins et des infirmières et, là, j'ai eu peur. J'ai vu dans leurs yeux que j'étais un homme mort et j'ai su que je devais agir vite. "
" Et alors, qu'as-tu fait? "
" Eh bien, mon ami, il y avait une grosse infirmière qui me bombardait de questions; elle voulait savoir si j'étais allergique à quelque chose. J'ai dit oui, et les médecins et les infirmières se sont arrêtés pour entendre ce que j'allais leur dire. J'ai pris une profonde respiration et je leur ai dit que j'étais allergique aux balles de fusil! Quand ils ont eu cessé de rire, je leur ai dit que j'avais fait le choix de vivre et qu'ils feraient mieux de m'opérer comme si j'étais un homme vivant plutôt qu'un homme mort! "
Jerry a survécu grâce à l'expertise des médecins mais aussi grâce à son attitude étonnante! J'ai appris de lui que, à tous les jours, nous devons faire des choix: ou bien de profiter pleinement de la vie ou bien de s'y emmerder tant qu'on veut. La seule chose qui nous appartient et que personne ne peut contrôler, ni nous enlever, ce sont nos attitudes. Alors, quand on peut cultiver des attitudes positives, tout le reste est de la petite bière.
Maintenant, vous pouvez choisir:
1- ou bien vous passez simplement à une autre page du site
2- ou bien vous, vous faites un copier/coller de ce texte et vous l'acheminez à des gens qui vous sont proches.

Après six heures et demie d'une intervention chirurgicale qui s'est déroulée sans incident, une femme de 38 ans dont l'identité n'a pas été révélée est devenue un homme. Le patient avait dû auparavant suivre durant un an un traitement hormonal et une préparation psychologique.
Cette opération a été prise en charge par le Système andalou de santé (SAS),
organisme dépendant du gouvernement régional d'Andalousie qui avait décidé
en février 1999 de financer les opérations de changement de sexe.
Depuis, les chirurgiens andalous ont transformé six hommes en femmes. C'est
toutefois la première fois que l'opération inverse est pratiquée.

Une Drag Queen du nom d'Alice Bombom a été la source d'un embouteillage
monstre ici Mardi, s'étant habillée en Mère Noël pour souhaiter un Joyeux
Noël au Président Fernando Henrique Cardoso.
"Je suis venue ici pour souhaiter un Joyeux Noël au Président. Où est le
Président ? " a déclaré Bombom, dans un appareil provocant, des bottes
cloutées à talons et un maquillage excessif, devant les caméras de
télévision à l'extérieur de la résidence du Président.
L'allure de Bombom, qui se voulait une protestation contre le défaut de
Cardoso à produire une déclaration de soutien aux homosexuels, a paralysé le
trafic, les conducteurs freinant à mort, et rempli les passages et les
fenêtres de l'immeuble des employés du Gouvernement, amusés.
"J'ai voté pour Cardoso. Je croyais qu'il soutiendrait les homosexuels, qui
ont besoin d'un minimum de sécurité" a déclaré Bombom, qui travaille ici
dans une discothèque.
(Traduction: Michèle-Anne Roncières)

En juin dernier, le révérend Peter Stone, âgé de 46 ans, avait annoncé qu'il allait subir une opération lui permettant de devenir une femme, ce qu'il avait indiqué avoir toujours voulu être. L'évêque de Bristol, le révérend Barry Rogerson, avait respecté son souhait et indiqué à l'ecclésiastique qu'il - désormais elle - pourrait reprendre ses fonctions après l'opération.
Les retrouvailles ont eu lieu dimanche et ont été marquées par l'accueil chaleureux de la centaine de paroissiens réunis pour l'office, qui ont fait une ovation à leur révérende. Seule une vieille dame qui faisait connaître un peu bruyamment sa désapprobation a été accompagnée doucement vers la sortie par ses voisins de banc.
"Après presque 23 ans de prêche, je me sens aujourd'hui comme une débutante dont ce serait le premier sermon", a déclaré la révérende, en remerciant son public pour son soutien. La révérende est divorcée et a une fille de 18 ans. L'évêque avait expliqué en juin que tous les paroissiens soutenaient leur vicaire et ajouté qu'il n'existait aucune interdiction "légale ou ecclésiastique" pour lui refuser de poursuivre son ministère après l'opération.
"Elle a fait preuve d'un grand courage", a commenté Michael Ennis, 71 ans, à l'issue de l'office. "Je ne pense pas que les gens d'ici la laisseront jamais les quitter: j'ai trouvé son office très bon", a-t-il ajouté. "C'était très bien. Peter était un prêtre exceptionnel et Carol le sera également", a renchéri Greta Davies, 56 ans.

Les agents de l'immigration se sont ensuite penchés sur son cas. Après examen, ils ont reconnu que les policiers s'étaient trompés et qu'elle devait être dirigée sur une cellule pour femmes.
"Les autorités thaïlandaises nous ont indiqué qu'il s'agissait vraisemblablement d'une erreur sur son passeport", a expliqué au journal le responsable de l'immigration Douglas Chan.
Un porte-parole de la police a cependant défendu la position initiale. "Nous
avons vérifié son passeport. Sur ce dernier il est mentionné: sexe masculin.
Donc, en application du réglement, nous l'avons placé dans une cellule pour
hommes", a-t-il dit.

kd/jmc/vr/nj eaf AFP 301012


L'académie qui transforme les hommes en femmes Directrice de la «Finishing School for Boys who want to be Girls», Veronica Vera, 47 ans, est catégorique: «Mon école est la première et la seule académie au monde qui transforme les hommes en femmes. Un fantasme qui trotte dans la tête de 3 à 5% de la population masculine.» Dans son déshabillé rose froufroutant qui laisse deviner des sous-vêtements noirs et une poitrine débordante, cette «Pygmalion» du travestissement est désarmante de mauvais goût. Ses airs de ménagère pépère rassurent. Voici cinq ans, elle a transformé son appartement de Greenwich Village en un studio où elle reçoit des «étudiants à la recherche de la femme qui est en eux». Roses les murs et la moquette du couloir qui mènent à l'«académie», roses les tapisseries et les rideaux du studio, rose la couverture de son livre sorti au mois de novembre et qui résume ses années d'expérience.
En fait d'académie, l'endroit ressemble à un grand salon encombré de perruques, de robes en satin, de blouses à dentelles, de tailleurs stricts et de jupons fripons. Une palette géante de maquillage et une armada de chaussures pointure «paquebot» encombrent le podium où s'opère la grande transformation. Veronica Vera parle de ses étudiants au féminin: «Elles peuvent choisir une formation de deux heures et demie, quatre heures ou plusieurs jours.» Un séjour qui leur coûtera la bagatelle de 860 à plus de 4000 francs.
Les clients qui peuvent s'offrir ce luxe ont entre 40 et 50 ans. «Toutes professions confondues, jure la directrice. Ils viennent parfois en couple et 60% d'entre eux sont mariés. Plus de cinq cents filles ont fréquenté le campus.» Mais attention, n'est pas reçu qui veut. L'aspirant doit réussir l'examen-consultation à 45 francs la demi-heure. «Je cherche des gens qui ont vraiment le désir de partir à l'exploration d'eux-mêmes et pas des hommes qui veulent juste enfiler une jupe vite fait bien fait.» L'ancienne star du porno évoque ses activités de journaliste: «J'ai toujours écrit sur le sexe. Il y a quinze ans que je mène des recherches personnelles sur le sujet.»
Le fantasme le plus commun des cousines de Tootsie? Se transformer en top model, en cadre sophistiquée ou en jeune mariée. Veronica éclate d'un rire joyeux et affectueux: «Certaines représentent un plus grand défi que d'autres...» Si la quadragénaire interdit barbe et moustache pour les cours, elle fait des exceptions: «J'ai reçu un juif orthodoxe que j'ai transformé en femme arabe. Le voile cachait le bas de son visage.» Pour seconder Veronica Vera, une armada de «doyens»: professeurs de maquillage, pour marcher avec des hauts talons, de comportement. «Le maquillage doit être particulièrement réussi, car dans la majorité des cas, c'est la première fois que mes élèves sont confrontés à leur désir le plus cher.» Avec les plus «avancés», la maîtresse du travestissement entreprend même des sorties où les messieurs apprennent à monter dans un taxi, à siroter une tasse de thé et à faire du shopping comme une dame. Une donnée reste difficile à modifier en quelques séances: la voix. Pas découragés pour autant, un quart des novices retourneront sur les bancs de l'académie à la poursuite de la femme qui est en eux.

L'action de déroule dans un petit village de l'ex-Allemagne de l'Est. Dans cette localité, il y a eu des élections pour désigner un nouveau maire. Suite à cela, un monsieur a été élu et a commencé son travail de maire. Or, ce que la population ignorait c'est que ce maire était un peu différent. Tant qu'il se dissimulait, tout allait bien. Mais, un jour, il a décidé de s'afficher tel qu'il le souhaite. Ainsi, Monsieur le maire est devenu Madame le Maire. Inutile de dire le scandale !!! La population voulait bien de lui comme maire mais ne voulait plus d'elle pour être administrer.
Pour trancher, rien de mieux qu'une nouvelle élection. Elle a eu lieu ce dimanche 29 novembre. Notre "copine" , appelons-la ainsi, avait dit lors d'une émission de télévision que son village serait celui de la tolérance ou de l'intolérance. Le verdict des urnes a été claire. Son village est celui de l'intolérance car la population a voté en majorité pour sa destitution.
Moralité : le changement d'identité rend idiote !!!!

Télérama : A quoi sert la jupe ?
Pierre Bourdieu : C’est très difficile de se comporter correctement quand on a une jupe.
Si vous êtes un homme, imaginez-vous en jupe, plutôt courte et essayez donc de vous accroupir, de ramasser un objet tombé à terre sans bouger de votre chaise ni écarter les jambes... La jupe, c’est un corset invisible, qui impose une tenue et une retenue, une manière de s’asseoir, de marcher. Elle a finalement la même fonction que la soutane. Revêtir une soutane, cela change vraiment la vie, et pas
seulement parce que vous devenez prêtre au regard des autres. Votre statut vous est rappelé en permanence par ce bout de tissu qui vous entrave les jambes, de surcroît une entrave d’allure féminine. Vous ne pouvez pas courir ! Je vois encore les curés de mon enfance qui relevaient leurs jupes pour jouer à la pelote basque.
La jupe, c’est une sorte de pense-bête. La plupart des injonctions culturelles sont ainsi destinées à rappeler le système d’opposition (masculin/féminin, dur/mou...) qui fonde l’ordre social. Des oppositions arbitraires qui finissent par se passer de justifications et être enregistrées comme des différences de nature. Par exemple, avec « tiens ton couteau dans la main droite », se transmet toute la morale de la virilité, où, dans l’opposition entre la droite et la gauche, la droite est « naturellement » du côté de la virtus comme venu de l’homme.
TRA : La jupe, c’est un cache-sexe ?
PB : Oui, mais c’est secondaire. Le contrôle est beaucoup plus profond et plus subtil. La jupe, ça montre plus qu’un pantalon et c’est difficile à porter justement parce que cela risque de montrer. Voilà
toute la contradiction de l’attente sociale envers les femmes : elles doivent être séduisantes et retenues, visibles et invisibles (ou dans un autre registre, efficaces et discrètes.
On a déjà beaucoup glosé sur le sujet, sur les jeux de la séduction, de l’érotisme, toute l’ambiguïté du montré-caché. La jupe incarne très bien cela. Un short, c’est beaucoup plus simple : ça cache ce que ça cache et ça montre ce que ça montre. La jupe risque toujours de montrer plus ce qu’elle montre. Il fut un temps où il suffisait d’une cheville entr’aperçue !...

Non, ce n'est pas avec des athlètes "féminines" des pays de l'Est, mais avec l'organisateur de la manifestation de clôture. Ric Birch a annoncé qu'une petite séquence du spectacle sera un hommage au plus célèbre film australien "Priscilla, folle du désert". Et oui les drag queens vont pour une fois échanger leur traditionnelle scène de boites de nuit contre celle des Jeux Olympiques de Sydney pour la cérémonie de clôture.
Si les associations homosexuelles se réjouissent de ce choix en voyant là une plus grande tolérance envers eux, tel que l'a estimé Sally Bunney, drag queen de Sydney; en revanche la droite australienne ainsi que l'église clament haut et fort leur mécontentement. En effet, les réactions virulentes se font entendre: "les travestis ne reflètent pas plus les valeurs de l'Australie que celles des Jeux olympiques", "autoriser des homosexuels habillés en femme à s'exhiber va mettre le pays dans l'embarras", ou encore cette réflexion du Président du parti d'extrême droite, David Oldfield: "les gens qui font du travestissement ont besoin d'un soutien psychologique ou d'un changement de sexe mais pas de publicité". Bref, cela n'émeut nullement Ric Birch pour qui la participation des drag queens au gala de clôture des J.O. n'est pas sans rappeler un événement propre à la ville de Sydney: le "Gay and Lesbian Mardi Gras". Cette manifestation attire chaque année des centaines de milliers de spectateurs et ne déchaîne nullement les passions, aussi Ric Bich entend bien faire de la cérémonie de clôture de ces Jeux Olympiques 2000 une soirée de fête conforme à la tradition.
Le maître de cérémonie se sent d'autant plus à l'aise qu'il a le soutien du ministre australien des J.O., Michael Knight. Le ministre a confirmé que la cérémonie de clôture était moins protocolaire que celle d'ouverture, qu'il s'agissait d'une fête et celle-ci avait son entière approbation. Les travestis assureront ainsi une petite partie du spectacle qui conclura la dernière olympiade du siècle. D'ailleurs qui n'a pas dit que marcher avec des chaussures de drag queens, c'était du sport !

Nous obéissons alors à la Logique de notre Nature, qui exige de nous d’approcher la perfection, devenant toujours plus humains au lieu du contraire.
La nature humaine est établie en la distinction entre Conscience et Conditionnements, ainsi qu’en la maîtrise des Conditionnements par la Conscience.
La sexualité consciente est Conscience de la Sexualité ou de la Dualité, c’est-à-dire, de l’Identité du Sujet et de la Nécessité d’Objet.
L’Identité du Sujet, c’est la reconnaissance du corps sexué ou de la fonction de genre socialement assignée comme appropriés.
La différence entre Sujet et Objet, entre Conscience et Conditionnement, fait qu’on ne peut pas supposer une acceptation inconditionnelle du sexe ni du genre, ni d’aucun autre conditionnement.
Le Sujet peut préférer, pour de bonnes raisons, une fonction de genre différente de celle qui corresponderait à son sexe; ce faisant, il se libère du conditionnement du genre.
Le Sujet peut ne pas accepter, pour de bonnes raisons, son corps sexué; ce faisant, il se libère du conditionnement de sexe.
Quand le Sujet se libère des conditionnements de sexe ou de genre, il libère à d’autres êtres humains et affirme la nature humaine, qui est libération et non soumission aux conditionnements matériels.
La dignité humaine exige que cette réalité précéde à la nécessité matérielle de la reproduction de l’espèce; alors, la libre identité ou libre option de sexe et de genre doit s’obtenir au prix de la nécessité matérielle de la reproduction de l’espèce. Autrement, nous serions du bétail.
En cas de dysphorie de sexe et de genre, ce qui arrive quand un Sujet, pour des raisons biologiques ou biographiques, ne peut accepter ni son corps, ni la fonction de genre qui l’accompagne, il manque de l’écriture (J. Lacan) ou enregistrement de son acceptation, ce qui équivaut au manque d’un organe.
La reconnaissance et l’acceptation de son propre corps relève de l’expérience affective qui doit avoir lieu pendant l’enfance et la puberté; si elle n’est pas acquise pendant ces âges, son manque ne sera pas compensé à un âge ultérieur, parce qu’il n’est pas possible de reproduire les expériences qui l’écrivent.
Étant donné qu’il ne peut pas former une Identité cohérente entre sa Conscience et son corps, le Sujet dysphorique doit avoir recours à la création d’une Identité Paradoxale, afin de sauvegarder son équilibre animique et son développement personnel.
La dysphorie de sexe et de genre est une menace centrale contre l’équilibre de l’esprit, qui est un bien qui précède, dans la hyérarchie des qualités, le développement de la sexualité, parce qu’il est davantage nécessaire.
Donc, si l’Identité Paradoxale sauvegarde l’équilibre de l’esprit, elle est nécessaire et légitime même si elle rends difficile l’exercice de la sexualité.
Privé d’une Identité cohérente, en cas de dysphorie de genre et de sexe, le Sujet féminisant, quand il expérimente une pulsion gynéphile, peut aussi convertir la Nécessité d’Objet en son Identité Paradoxale, moyennant la fusion fantasmatique avec l’Image de la Femme dans le Miroir.
Si la fusion fantasmatique est excessivement intense, elle fait disparaître l’Autre ou l’Objet Réel, et elle devient alors vertigineuse et ritualisée; donc, elle doit être connue et modérée.
Le dommage que produit un excès d’intensité de la fusion fantasmatique consiste en ce qu’un Plaisir dépourvu de sens réel hors de lui-même substitue à la Nécessité d’Objet et c’est pour ça que la Conscience, privée d’Objet, s’obnubile et la liberté de la Conscience, conditionnée par la nécessité de Plaisir, diminue.
La façon la plus efficace de ne pas se laisser mener excessivement par la fusion fantasmatique est de fonder l’Identité Paradoxale sur la Réalité, se libérant vaillament de la seule spéculation et le secret, l’intégrant socialement, créant son Image Objective, ainsi que puisse se former une Image du Sujet dans le Miroir.
Donc, la formation de l’Identité Paradoxale ou Transsexualité et Transgénéricité n’est pas vicieuse, car elle ne prétend pas un Plaisir dépourvu de sens, mais l’équilibre de l’esprit, comme condition pour le développement et le déblocage de la Conscience.
Quand elle est réalisée, cela se vérifie car elle n’étourdit ni ne plonge dans le vertige, mais elle permet de récupérer la paix de l'âme.
Vous trouverez la version originale de ce texte à l'adresse suivante:
http://personales.mundivia.es/personales/trans/transexualite.htm

Au Code criminel canadien seulement trois articles concernent le port de vêtements, uniformes ou déguisements. Chacun de ces articles porte un titre. Art. 130, Prétendre faussement être un agent de la paix. Dans le contexte du Village et des relations que la population gaie entretient avec les gars du poste 33, se déguiser en policier serait un moyen de perdre ses amis. Art. 419, Emplois illégitime d'uniformes ou certificats militaires. Cet article ne touche en rien le porte des bottes ou vestes de type militaire. Les deux mots importants dans l'un et l'autre de ces titres sont faussement ou illégitime. Enfin l'article 351 (2) Déguisement dans un dessein criminel. Cet article touche de près la réalité du travesti en disant: «... la figure couverte d'un masque ou enduite de couleur ou est autrement déguisé.» Encore faut-il qu'il y ait un dessein criminel. Pendant des années, des transsexuels, home ou femme, vivant et évoluant dans la société avec l'apparence d'un sexe différent de leur sexe biologique, lequel demeure bien camouflé sous leurs vêtements. Ce n'est pas un acte posé avec une intention criminelle, c'est leur désir d'être. Bien entendu, si cette personne commet une ou des infractions prévues par la loi, elle pourra être arrêtée. L'infraction fréquente sera la prostitution, le vol, la sollicitation, le viol ou sa présence en un lieu avec intentions criminelles.
Légalement, si aucun geste criminel n'est posé, un travesti peu «être» et évoluer en société sans risques légaux. Socialement, évoluer en travesti, sans provoquer le rire, le harcèlement social ou le rejet est une autre dimension que devra être évaluée avant de passer le portail de la porte de son appartement.
Imagionons un travesti avec une taille de 1,85m (6'1") et un poids de 100kg (220lb), poilu avec la barbe forte. Sortir avec une mini jupe affichant de fortes jambes non rasées, un décolleté révélateur d'une poitrine musclée et poilue, et un gilet moulant et trop serré sur les bras pour faire valoir des muscles développés de peine et misère au Golds Gym, voilà la recette pour être remarquée.
Pour un meilleur effet social, ajoutons des talong aiguilles de 4", un soutien-gorge trop petit plaçant deux énormes nichons preque sous le menton. Je suggère aussi que notre candidat fréquente la salle de toilette des dames dans un grand restaurant.
La question philosophique: «Être ou ne pas être?» et «Je suis, puis-je être?» aura sa réponse sociale. Si le but de ce travesti est de choquer socialement, ce sera réussit. Bien qu'aucune loi ne détermine ou précise le port de l'un ou de l'autre vêtement, la société n'aime pas se faire bousculer dan ces principes. La plus jolie femme, en robe de bal avec paillettes attirera elle aussi les regards incrédule des passants si elle déambule à pieds, rue Ste-Catherine Ouest, à deux heures de l'après-midi ou encore, si elle se présente le matin à son travail dans une banque, cette personne aura sûrement une rencontre avec son employeur.
Pour vivre la vie et proter le vêtement de l'autre sexe, il faut
aussi accepter toutes le
règles non écrites de la société, faire en sorte
que le personnage que l'on présente
correspond à l'endroit, la mode, les tendances et les normes
dictées par la société.

Traduction d'une brochure de Tri-Ess: "What is Tri-Ess?"
Le travestisme est commun à
plusieurs types de comportements. Les travestis (crossdresser), les
drag queens, les transsexuels, les fétichistes, les
personni-
ficateurs féminins et autres ont des motivations différentes
et en tirent des satisfactions différentes. Individuellement, les
travestis ne se catégorisents pas exactement dans chacun de ces
types, mais nous pouvons acquérir une meilleure compréhension
et une meilleure acceptation en comparant nos différents niveaux
d'intérets pour chacun des types.
Les drag queens et les personnificateurs féminins sont les plus visibles des travestis. Les drag queens sont habituellement gais ou bisexuels et le font soit pour se moquer de la féminité ou du stéréotype gai de la société, pour séduire un partenaire ou pour divertir.
Les personnificateurs féminins développent leur travestisme et leur féminité comme un art, habituellement en gagne-pain. Leur performance imitent souvent des vedettes comme Marilyn Monroe, Judy Garland, Mae West ou Madonna.
On retrouve aussi de la prostitution dans le travestisme. Comme leurs vis-à-vis femmes, ils préfèrent typiquement traiter avec des mâles hétérosexuels.
Notre société connait le travestisme principalement par les personnificateurs féminins dans les boites de nuit, les films, la télévision ou des artistes (Flip Wilson et Milton Berle nous viennent à l'esprit) qui se travestissent dans des comédies. À un degré moindre, le public a un contact occasionnel avec les drag queens et les prostitués sur la rue. La plupart des gens considèrent les travestis comme outrageants, gais ou à la recherche de sexe.
Les transsexuels sont des gens qui se sentent pris dans un corps de sexe opposé. Ils croient fermement qu'ils sont femmes et recourrent à la chirurgie pour corriger ce qu'ils considèrent une erreur de la nature. Habituellement, elles vivent une période pré-opératoire pendant laquelle elles sont femmes à plein temps. Bien que les transsexuels ne le voient pas comme tel, la plupart des gens considèrent cette période comme du travestisme.
Les fétichistes sont des travestis qui ont une affection érotique pour des pièces de vêtements féminins. Pour eux, les tenir, les toucher, les sentir ou les porter est un excitant. Dans certains cas, ils sont impuissants sans leur fétiche.
La démarcation entre le fétichisme et le travestisme est quelquefois vague. Certains travestis commencent avec un ou deux articles de vêtements et leur champ d'intérêt s'aggrandit. Par contre le fétichiste semble être fixé et ne va jamais plus loin que l'attachement à certains vêtements.
Comment "notre type" de travestisme diffère-t-il de ces autres? En contraste avec le fétichiste, nous cultivons une image féminine complète, avec sous-vêtements, maquillage, perruque, bourrures et même un nom féminin. Même si c'est une expérience sensuelle pour des travestis, elle ne remplace pas les relations sexuelles avec leurs partenaires. Contrairement aux transsexuels, nous savons que nous sommes des hommes et en sommes satisfaits. Même si nous fantasmons à l'occasion sur ce que serait être femme, nous ne voulons pas changer de sexe. Toutefois, un petit nombre de travestis (trangenderists) vivent à plein temps en femme.Bien que les travestis gais ou bisexuels existent, la majorité sont hétéro. En effet, plusieurs sont étonnés de savoir que nous ne cherchons pas de sexe, ni ne tirons de revenus de notre art. Des gais sont même surpris d'apprendre qu'il existe des travestis hétérosexuels.

Je m’appelle Meagan et je suis mariée à une personne qui possède les deux genres. Je ne sais pas si je suis confortable avec cette étiquette, mais pour l’instant, c’est la meilleur façon de le décrire. Je qualifierais notre situation matrimoniale comme étant basée sur une ouverture d’esprit des plus honnête et que peu de couples peuvent apprécier. Lorsque je regarde le chemin que nous avons parcouru depuis les deux dernières années, la route était bien parsemée de cailloux (et même quelques rochers également), mais le voyage fut une magnifique expérience d’apprentissage.
Après plusieurs années de hauts et de bas dans notre relation, nous avions atteint le point « marche ou crève ». Nous étions conscient tout les deux qu'il fallait faire le nécessaire pour sauver notre mariage ou se séparer pour faire chacun nos vies. Une des étapes qu'il nous fallait redécouvrir était l’honnêteté mutuelle. Un soir, mon époux m’a demandé s’il pouvait parler et il m’annonça qu’il aimait porter des vêtements féminins.
Ma première réaction fut : « Et puis !... ». Mais, mon esprit s’est mis à vagabonder et je me suis rappelé qu’il m’avait déjà demandé s’il pouvait utiliser mes bas-culottes pour un voyage de chasse en hiver (il disait qu’ils lui serviraient à garder ses jambes au chaud. Ils gardent bien les miennes au chaud, donc je trouvais cela « normale »). Puis, il me raconta qu’il avait collectionné quelques articles féminins personnels, telles des portes-jarretelles, des bas de nylon, des bas-culottes et des souliers à talons hauts. Maintenant les VRAIES questions sont venues à mon esprit.
Était-il gay? Voulait-il changer pour devenir une femme? Voulait-il me quitter pour vire sa vie en femme? La logique a commencé a prendre la place des mes peurs et je laissai mon esprit faire le reste du travail. Il n’était pas gay, car il aimait trop les femmes pour cela. Il a fallu que j'admette que je savais qu’il avait des tendances Bi. Depuis de nombreuses années c'était devenu une farce classique entre nous qu’il se sentait comme une lesbienne emprisonnée dans un corps d’homme, peut-être qu’il voulait changer. Nous avons commencé à parler de tous nos peurs et j’ai réalisé qu’il fallait que j’écoute avec ma tête et ne pas laisser mes peurs contrôler ce que j’entendais.
Je crois que ce qui a été le plus difficile fut de comprendre le fait que cela ne me troublait pas tant que ça (le fait qu’un homme veuille s’habiller en femme). C’est alors que j’ai commencé à me dire « Qu’est-ce qui ne va pas avec moi ? » La société, comme on me l’a programmé et dans laquelle j’ai été élevé, me dit que je devrais être choqué et consterné face à une telle pensé. Mais, je ne l’étais pas, donc il devait y avoir quelque chose de sérieux qui n’allait pas avec moi ! Maintenant, je suis reconnaissante d’avoir l’esprit suffisamment ouvert pour réaliser que le terme « normale » n’est qu’une étiquette qui ne doit pas contrôler nos pensées à moins que l’on ne la laisse faire.
Dans mon effort d’apprendre tout ce que je pouvais sur le sujet afin de comprendre d’avantage, j’ai commencé à naviguer sur le réseau. J’ai échangé avec d’autres travestis et j’ai découvert que je n’étais pas si isolé que je le croyais et qu’il existe toute une communauté. Cependant, je me sens seule encore, car cela a été difficile de trouver d'autres partenaires de travestis pour parler avec moi.
Je ne suis pas près d’oublier son regard terrifié, la première foi qu’il s’est habillé devant moi. Il y a eu également d’autres moments pénibles pour lui, car il se sentait si gêné et coupable. Nous sommes allés magasiner des vêtements ensembles et nous avons découvert qu’il y avait des choses que nous pouvions échanger et d’autres qui étaient plus personnels.
Un des gros rochers sur notre route fut cette soirée où pour la première foi Chantall (j’aime bien son nom et je crois qu’il lui va bien) était habillé comme une vraie garce. Elle avait un petit haut très sexy et une mini-jupe. Tout à coup, je me suis senti très jalouse et insécure. Je suppose que toutes les femmes, un jour ou l’autre, se compare aux autres et ont ces sentiments. Cela a engendré une autre discussion en profondeur. L’autre embûche fut la question de maquillage. Étant la maquilleuse, je voulais faire tout ce que je pouvais pour la rassurer qu’elle était jolie. Je voulais bien l’aider avec son maquillage, mais j’avais peur du résultat. Nos premiers efforts furent un véritable succès et nous avons apprit de nos expériences.
J’aime mon mari et je réalise que ça ne me dérange pas les vêtements qui habillent son corps, ce n’est que l’enveloppe extérieur. Nous sommes maintenant des amoureux et des partenaires dans tous les sens du mot et ma vie est beaucoup plus complète qu’avant.
Je vous aime
Maegan.

Du point de vue de la femme, la "découverte" de la situation est vraiment absolument dévastatrice. Imaginez le choc qui est le sien quand, revenant innoportunément à la maison, elle trouve "l'homme qu'elle a épousé" habillé selon son soi féminin ! Ceci peut être très brutal et causer une réaction très négative avant que vous puissiez lui expliquer.
Ensuite, votre partenaire aura probablement l'une des deux réactions suivantes si elle trouve votre réserve de vêtements: la première sera que vous lui êtes infidèle et en conservez des souvenirs. Ceci peut lui causer tant de peine qu'une explication ne pourra que vous faire passer pour un menteur ou un escroc. La seconde sera que vous êtes homosexuel et qu'elle a été trompée et abusée. Ceci peut être plus facile à expliquer, bien que toujours difficile. Les graines semées par cette situation grandiront et seront difficiles à extirper.
La première chose que vous devez faire avant votre approche du sujet est de développer une communication honnête. Cela est nécessaire pour rendre accessible le sujet de l'habillement. Le pas important qui suit avant l'aveu est d'être honnête avec vous-même quant à ce que le costume signifie pour vous et ce que vous ressentez à son sujet. Vous ne pouvez être honnête avec elle si vous ne le savez pas ! La pire chose que vous puissiez faire est de répondre à toutes ses questions par un "Je ne sais pas" ! Nous avons suggéré dans le passé [Anciens Nos] que vous pourriez aider à la lessive. Ceci vous donne l'occasion de parler pendant que vous l'assistez. Vous pouvez mentionner, alors que vous pliez ses sous-vêtements, comme ils sont doux au toucher et sexy, cela même en lui rappelant que les hommes et les femmes ont les mêmes centres nerveux et sont stimulés par les mêmes sensations. Une autre façon de démarrer est d'aller au spectacle ensemble (n'importe quel spectacle de Ru Paul ou un film comme "Too Wong Foo"). Discutez de vos sentiments et écoutez les siens, en l'encourageant à parler, même en posant des questions insidieuses pour l'inviter à s'ouvrir.
Après avoir "mis le décor en place", prévoyez un moment tranquille pour seulement vous deux... sans interruptions... et commencez par lui dire combien vous l'aimez et comme vous désirez que rien ne vous sépare. Puis, patiemment, dites lui quels sont vos sentiments vis à vis du costume et ce que cela signifie pour vous. Soyez très honnête ! Si vous n'êtes pas homosexuel, dites le lui. Si vous êtes bisexuel, dites le lui. SI vous n'êtes pas intéressé par la chirurgie, dites le lui. Elle a besoin de savoir ces choses parce que son esprit va envisager toutes les possibilités négatives, et vous devez la maintenir concentrée sur les faits plutôt que sur ses craintes. Vous devez être prêt à beaucoup de questions et d'angoisses. Patience et écoute sont très importantes. Répétez lui votre amour chaque fois que vous le pouvez. N'arrêtez pas la conversation jusqu'à ce qu'ELLE soit prête à ne plus parler. Laissez lui découvrir que vous souhaitez avoir son aide et son soutien, que c'est très important de pouvoir partager cela avec son partenaire et que cela peut renforcer le lien spécial qu'il y a entre vous.
Souvent, les gens ne s'accomodent pas de changements majeurs ou inattendus dans leurs vies, et souvenez vous qu'il s'agit d'une adaptation de vous deux. Proposez lui de fixer des limites pour sa sécurité, une ou deux de votre cru si vous en avez besoin, et assurez vous qu'elle sait que vous désirez qu'elle sorte indemne de tout ceci. Allez y doucement... à tout petits pas... et laissez la réaliser que vous désirez vraiment vous donner le temps à tous les deux de vous réadapter. Si au moindre pas dans votre nouvelle aventure ensemble elle montre des signes de gêne ou de frustration, veillez à prendre le temps d'une nouvelle discussion à ce moment là (Cela demande BEAUCOUP de discussions sincères !!!).
Elle aura probablement aussi le sentiment d'être "abandonnée". Cela signifie qu'elle s'épouvantera de devoir se débrouiller avec toutes ses angoisses sans personnes d'autre que vous pour en parler. Si vous lui êtes profondément attaché, elle peut avoir de la répugnance à vous confier ses craintes et ses doutes de peur de vous causer la moindre gêne relative à vos tendances particulières. Laissez la découvrir que vous comprenez qu'elle est probablement en proie à ces sentiments et qu'elle peut vous poser n'importe quelle question. Laissez la découvrir que vous désirez lui être complètement accessible et sincère sur tout. Encouragez là à vous accompagner sur le On-Line. Elle s'apercevra qu'il existe tellement de personnes dans notre "communauté"... que ce n'en est plus une monstruosité... et elle en sera probablement réconfortée. Encouragez la à parler avec d'autres consoeurs et à apprendre tant qu'elle peut sur la communauté. Montrez lui comment trouver d'autres sites TG comme Michelle's Midday Break et le TG Forum [ou TVQ !] où elle peut trouver sérieux, aide et information rigoureuse sur la communauté. Si nous avons un canal pour les épouses, encouragez la à le rejoindre dans les chats ou faites lui nous envoyer ses questions. Nous y répondrons avec amour, respect et une totale honnêteté. La connaissance est une grande thérapeute. Plus vous en connaissez sur un sujet, plus vous serez à l'aise sur celui-ci.
Laissez la découvrir que vous permettre de profiter de votre côté féminin peut lui apporter des avantages... comme la joie de faire les boutiques ensemble. Rappelez lui que votre côté féminin est aussi plus compréhensif sur certains sujets et plus réceptif à ses besoins, et vous ne devrez pas craindre plus longtemps de montrer vos véritables sentiments. En vous révélant à elle, vous aurez perdu votre maque de "macho" qui maintient tant d'hommes à l'écart de l'amour vrai et du bonheur avec leurs partenaires, tout en restant l'amoureux mâle et protecteur dont elle était tombée amoureuse. Et gardez les choses ainsi, à un niveau aussi élevé que possible, peut-être même avec de l'espièglerie si elle semble réceptive. Taquinez là un peu en lui parlant des économies et de l'amusement que cela peut apporter de partager une garde-robe (Note: il est TRES important qu'elle comprenne que vous ne vous livrez absolument pas avec une compétition de féminité avec elle. Nous avons eu ce problème quelques temps, jusqu'à ce que je réalise ce qui inquiètait Meagan, et nous en avons ENCORE parlé...)
Nous écrivons ceci dans la supposition que celles d'entre vous qui envisagent de parler à leur partenaire n'envisagent PAS pour autant la chirurgie ou les hormones et que vous désirez rester avec elle. Nous vous demandons de garder en tête qu'il ne s'agit ici que de simples suggestions et qu'il ne peut y avoir aucune garantie qu'elles vous permettront de parvenir réellement à vos fins. Il n'existe pas de paroles ou de potions magiques pour lui faire accepter, ni à quiconque, votre moi féminin. Souvenez vous aussi que cela demande de l'amour, de la patience, et de la tolérance des deux côté pour faire ce la journée décisive un succès. Sans tolérance réciproque, ce sera très probablement une longue journée et peut-être aussi douloureuse, mais vous ne devez PAS lui donner d'espoir. Comme nous disions plus haut, avec la connaisance vient l'acceptation et la compréhension. A chaque jour qui passe, de plus en plus d'entre nous se dévoilent à leurs bien-aimées et sont acceptées pour qui et pour ce qu'elle sont.
Notre communauté croît chaque jour en nombre et en force, et, finalement, la
société n'aura plus qu'à nous accepter comme une part entière d'elle-même.
Amour, Succès et Bonheur à toutes,
Chantall et Meagan

Le Comité des Ministres, instance exécutive du Conseil de l'Europe qui prend des décisions dans le domaine des droits de l'Homme à l'instar de la Cour européenne des droits de l'Homme, avait reconnu la France coupable d'une violation du droit au respect de la vie privée.
Agé de 49 ans, le Dr Dominique N., de sexe féminin à la naissance, avait adopté un comportement masculin dès son plus jeune âge. Après une grave dépression, il entreprit une psychothérapie lourde, mais le sentiment de sa masculinité resta dominant. Il se fit alors prescrire un traitement hormonal virilisant et subit une ablation des seins et de l'utérus, dans les années 70.
Le Conseil de l'Ordre n'accepta de l'inscrire que sous son identité féminine et les tribunaux français lui refusèrent toujours de modifier son état-civil, tout en reconnaissant qu'il était un cas de "transsexualisme authentique". Le médecin s'est plaint devant la Commission européenne des droits de l'Homme, qui examine les requêtes en première instance, d'avoir été obligé de révéler à des tiers des informations relatives à sa vie intime. Il a dû renoncer à des postes pour lesquels on exigeait un extrait de naissance ainsi qu'à un passeport, où figure la mention du sexe.
La France, qui a déjà été condamnée dans l'affaire du transsexuel "Norbert", devenue femme, a adopté depuis 1992 une attitude plus humaine en autorisant le changement de sexe sur l'état-civil.

En mars 1999, en raison des doutes suscités par de possibles produits de dégradation de l'huile de soja utilisée comme matériel de remplissage, les implants mammaires de la marque Trilucent avaient été retirés du marché en Suisse, à titre de précaution. Entre-temps, la responsabilité pour le produit de la maison Lipomatrix a été transférée à la maison AEI Inc. (GB) qui effectue de nouvelles études sur la toxicité et le comportement à long terme des implants. Les premiers résultats provisoires des analyses de l'huile de soja sont maintenant connus: des produits de dégradation ont été décelés qui pourraient également se former dans le corps. Comme il peut s'agir de substances mutagènes et que tout risque pour la santé ne peut être exclu, le MDA recommande maintenant, à titre de précaution, l'explantation des prothèses.
A ce jour, on ne connaît aucun cas de séquelles sur la santé dues aux implants Trilucent. Les complications les plus graves constatées sont des inflammations locales et un gonflement des seins, complications qui ont disparu après explantation des prothèses. L'OFSP a collecté les informations disponibles et il est en contact avec la firme concernée. Il a également attiré l'attention des médecins concernés sur cette nouvelle problématique et il procède à une évaluation des données disponibles en collaboration avec des experts. Il élaborera des recommandations détaillées à l'intention des médecins concernés d'ici à lundi prochain.
L'OFSP recommande aux quelque 350 femmes de Suisse qui portent des implants mammaires Trilucent de prendre contact avec leur médecin. Les connaissances actuelles ne permettent pas de prouver l'existence d'un risque élevé pour la santé, mais rien ne permet d'affirmer non plus qu'il est exclu.
La maison AEI, Inc. prendra à sa charge une grande partie des frais liés aux consultations des patientes et aux examens en vue d'une éventuelle explantation, ainsi qu'à la pose d'autres implants.
Office fédéral de la santé publique
Renseignements: 031 322 95 05
Vous trouverez cette info également sur le site de Patricia: http://www.dysphorie.ch

Le troisième sexe : les eunuques en Inde
On estime le nombre des eunuques (hijras) à environ trois millions. Secrets et parfois violents, à la fois respectés, craints et méprisés, les Hijras s'habillent et vivent en femmes, jouant dans la société indienne un rôle très complexe.
Si les Hijras font partie du folklore et de l'histoire du pays, depuis des millénaires, leur condition s'est considérablement détériorée au fil des ans. Ils ne peuvent postuler un emploi régulier et n'ont pour seules ressources que de danser ou de mendier agressivement, des claquements de main rythmés étant leur signe distinctif. Ils sont prêts à réclamer de l'argent sur la rue jusqu'à ce que quelqu'un réponde à leurs demandes.
Pourtant, dans les campagnes, la majorité des paysans indiens, très religieux, les considèrent comme des servants des dieux, des gens en contact avec le monde surnaturel, disposant du pouvoir d'attirer la bénédiction ou la malédiction. Les eunuques ont leur divinité particulière, un être hermaphrodite, qui symbolise leur état social. Les eunuques se divisent le territoire des paroisses où les castats vivent et offrent leurs services pour les cérémonies. Il existe également des monastères, avec des maîtres castrats et des disciples, n'étant autorisés ni à détruire ni à vendre leurs lieux. Les liens étroits entre eunuques sont très solides mais fermés, cette société étant cachée. La castation garantit une fidélité absolue avec le gourou en échange d'un milieu protecteur, d'un cocon. Des castrats ont même un réputation de guérisseurs, étants considérés comme des gens au coeur pur, vivant de dons. Ils ont la mission de bénir les gens quels qu'ils soient, en échange d'aumônes. La qualité d'hijra est garantie d'un certain statut social.
Pour illustrer ce pouvoir particulier qu'ont les Hijras, chaque fois qu'un enfant vient au monde, on fait appel aux eunuques pour le bénir, lui et sa mère. Un rite comportant une danse mimant les douleurs de l'enfantement est typique de ces cérémonies, avec un appel aux dieux pour la bénédiction sur l'enfant. Les eunuques sont là pour bénir afin de recueillir des aumônes, souvent pas tout à fait suffisantes à leur goût. Que l'on prenne bien garde de les mécontenter !
Dans les grandes cités industrielles, malgré la considération que leur porte certaines gens, les castrats vivent surtout de prostitution. Des castrats ont la possibilité d'adopter des enfants, veillant sur eux comme des mères. Les disciples de ces castrats urbains travaillent dans les quartiers chauds. Ils ne rêvent pas au mariage, vu que l'on leur a coupé leurs organes. Certains d'entre eux prennent des hormones, la dimension des seins étant une préoccupation constante. Certains hommes ont des préférences marquées pour les eunuques que pour les femmes biologiques. Quand un nouveau disciple entre dans la communauté, quarante jours après l'opération, il se marie avec le gourou, en lui passant un collier symbolique. La fête doit être joyeuse, avec une noce invitant des "soeurs" des autres communautés et des cadeaux.
Ceux qui remplacent le gourou sont ceux qui sont considérés comme étant de sexe indéterminé. Comme les eunuques ne peuvent procréer, les disciples se transmettent la tradition de bouche d'hijra à oreille d'hijra, d'ancien à novice, les critères de choix étant à la discrètion du maître.
C'est le gourou qui prend la décision de la castration, mais le fait de se faire castrer reste une décision lourde de conséquence et il faut être très décidé. Une castration se fait d'abord par une veille religieuse durant trois jours. L'opération se fait de nuit, on coupe le pénis avec un grand couteau et un fil que l'on entoure les testicules et le pénis, à froid, le postulant étant anesthésié avec du thé noir et du sirop avec une forte concentration de codéine (un anesthésiant). Après l'opération, le patient n'a rien à boire avant huit heures. Le saignement arrête tout seul, puis on s'occupe du disciple comme d'un nouveau né. La douleur survient un mois après. On ne peut pas marcher, ni porter de vêtements. On enterre les morts de cette opération , si cette dernière tourne mal, à l'endroit où elle s'est déroullée. Une personne à forte personnalité féminine n'aura pas le choix, dans la société indienne, de se faire castrer.
Être castré signifie être prisonnier, être considéré sa vie durant comme un pestiféré. Même des gens ayant une famille peuvent avoir le désir de se faire eunuque, un désir qui engendre souvent le dégoût dans la famille. Des disputes surviennent souvent entre l'homme et la femme, surtout quand l'homme emprunte les vêtements de son épouse. Ce désir se passe toujours dans le plus grand secret.
En règle générale, la décision de se faire castrat, en Inde, reste une décision difficile tant pour les parents que pour les concernés. Dans une société aussi patriarcale que celle de l'Inde, les homosexuels ont toujours été et sont encore très mal considérés. C'est dire que les Hijras ne sont guère respectés et leur vie est un enfer. Dans ces conditions, les homosexuels n'ont souvent pas d'autre choix que de devenir eunuques, et s'habillent en femme, se conduisent comme des femmes dans l'espoir d'être mieux considérés.
Dans la société indienne, le mariage entre hijra et un homme est possible. Mais un homme qui vit avec un eunuque est mal considéré. Un rite de mariage spécial est prévu, mais reste fort cher, puisque tous les eunuques de l'ashram sont invités, avec les offrandes et cadeaux nécessaires dans une telle cérémonie.
Comme dans le monde des gays, tout n'est pas rose chez les eunuques. Il existe des parias parmi les eunuques. Des gens accusés de sortilèges ou de magie noire surtout. Leur existence se résume à une très grande solitude, avec un sentiment de fatalité en prime. C'est souvent le prix à payer pour les gens hors-normes dans une société aussi structurée et hiérarchisée que celle de l'Inde, avec un patriarcat féroce.

C’est pour rendre l’image des dieux plus vivante et plus réaliste que les hommes ont commencé à les enduire de fards. On en retrouve les premières traces en Egypte, entre 3000 et 3300 avant J.-C. Ces fards rudimentaires étaient essentiellement des ocres et des noirs tirés des minéraux locaux, broyés et dilués dans de l’eau.
Un peu plus tard, les hommes qui vivaient entre l’Euphrate et le Nil ont cherché à protéger leur corps des rigueurs d’un climat caractérisé par l’intensité du soleil et l’abondance des insectes.
Ce souci a donné naissance aux huiles parfumées destinées, d’une part, à assouplir les épidermes desséchés par le soleil et, d’autre part, à repousser les moustiques et les insectes piquants.
Sur les origine de la coiffure, on apprend qu’une des plaies précoces de l’humanité a été les poux. L’homme des cavernes ne s’en souciait guère mais son successeur égyptien ou mésapotamien s’en est davantage inquiété.
Son premier réflexe a été de se raser la tête. C’est cequ’on fait les prêtes égyptiens. Mais chez les laïcs, c’était plus compliqué, car pour l’homme, une chevelure abondante était signe de virilité et, chez la femme, elle faisait partie intégrante de sa beauté. D’où la naissance des perruques et des peignes. La perruque faisait mourir le pou par asphyxie et le peigne permettait de s’épouiller.
On a découvert, il y a quelques années, dans la région de Jéricho un peigne vieux de 2500 ans et qui contenait encore entre ses dents 81 poux momifiés.
Parmi les anciens, ce sont les romains qui ont poussé l’art du maquillage jusqu’à ses plus extrêmes conséquences : ils ont dépensé des fortunes à se procurer des excréments de crocodiles, qui, réduit en poudre, leur permettaient de se blanchir le teint. Les ingrédients nécessaires aux produits de beauté coûtaient très chers, car il s’agissait de résines ou de sucs recueillis en petites quantités.
L’une des plus célèbres plantes à parfum était le beaume d’En-Geddi (commiphora opobalsamum), du nom d’une petite oasis des bords de la mer Morte, où elle poussait en quantité limité. Marc-Antoine y avait acheté un verger pour Cléopâtre.
Étrangement, cette plante dont on a tiré pendant des siècles le parfum le plus célèbre de l’Antiquité a complètement disparu: personne ne sait à quoi elle ressemblait.

Cet article est intéressant à deux titres principaux: D'abord il montre à quel point les sciences sociales sont, contrairement à leur éthique, déformées par les idées reçues, puisque les auteurs appellent ici "Transgenders", dans le but de créer "une nouvelle catégorie heuristique" sont, je cite, "des hommes se prostituant en femme, quel que soit leur degré de transformation physique et/ou vestimentaire ou leur catégorie de présentation de soi. Ce qui les définit est un certain type de pratique sociale, celle qui consiste à jouer sur les identités de genre et à manipuler les stéréotypes sexuels.". Il semblerait que l'idée ne soit absolument pas venue à ces deux auteurs que les "Transgenders" pouvaient exister en dehors de la prostitution ! De même, la conclusion de l'étude est que le but des "Transgenders" est exclusivement de conforter le monde conservateur dans l'application des stéréotypes sexuels et donc naturellement l'exploitation des femmes ! Voilà une conclusion bien conformiste, il me semble, et qui ne paraît pas de nature à relever l'image des sciences sociales, empêtrées dans les lieux communs, ici féministes. De mon temps, quand je faisais un peu de sociologie, la première chose qu'on apprenait, c'était justement à faire table rase du bon sens, des a-priori, etc, et de se concentrer sur les phénomènes, pour les décrire et, si possible, les expliquer, et non pas pour les interpréter à la lumière de l'idéologie dominante ! Enfin...
Mais cet article est aussi intéressant en cela qu'il rappelle certaines
pratiques Amérindiennes du travestissement chez ceux qu'on appelle les
"berdaches": je cite ci-après les passages de l'article s'y rapportant. Les
ouvrages auxquels il est fait référence dans ces passages sont:
Désy, P. (1978). "L'homme-femme"
Fulton, R. ; Anderson, S. W. (1992). "The Amerindian " Man-Woman " :
Gender, Liminality, and Cultural Continuity"
Michèle-Anne
"Lorsque les premiers colons et observateurs européens entrèrent en contact avec certaines sociétés indiennes, ils furent fortement impressionnés par la présence en leur sein d'individus ayant adopté les vêtements, les pratiques et les statuts réservés aux femmes, malgré leur sexe biologique masculin. Ils les désignèrent par le nom de "berdaches", un mot d'ancien français à connotation injurieuse désignant les homosexuels, et terme aujourd'hui entré dans le vocabulaire anthropologique.
Ce qui a sans doute le plus choqué les Occidentaux est que, loin d'être considéré, comme les homosexuels en Europe à la même époque, comme un marginal ou un déviant, l'Indien qui choisissait ainsi de changer de sexe social détenait une position importante et reconnue dans sa propre culture, position souvent légitimée par des mythes. Il ne transgressait en aucune façon les règles sociales. Désy (1978) affirme que "Le berdache constitue un support irremplaçable d'un noeud de fonctions sociales et culturelles essentielles : fonctions sacrées, religieuses, thérapeutiques, rituelles, guerrières, politiques, économiques. Parce qu'il est au carrefour de toutes ces instances, comme tel, le berdache s'inscrit dans la totalité du système (p. 76)."
Loin d'être marginalisés ou stigmatisés par leur propre société, les berdaches étaient donc au contraire appréciés et recherchés, voire, quand leur statut s'accompagnait de connaissances et de pouvoirs magiques, craints. Dans ces sociétés où la division des rôles entre les sexes était très fortement marquée, ils connaissaient à la fois le monde des hommes et le monde des femmes. Cette "double compétence sociale", si l'on peut dire, était à la fois la condition et la garantie de leur pouvoir et de leur importance au sein du groupe social. Le cas des nadle, berdaches navajo, s'avère on ne peut plus explicite sur ce point : "Chez les Navajos, le nadle sait tout puisqu'il est à la fois homme et femme. C'est donc un signe de bon augure d'en avoir un chez soi ; il est d'ailleurs le favori de la famille. Plus tard, il est destiné à en être le chef. Il a droit de regard sur la propriété, il dirige les travaux des champs. Lors des cérémonies c'est lui qui prépare la nourriture. De plus, il tricote, tisse, tanne le cuir et fabrique les mocassins. C'est un excellent potier, un très bon vannier. Il garde aussi les moutons. Il est recherché comme accoucheur, il connaît les chants pour guérir la folie résultant de l'inceste (ibid., p. 75)."
D'autres témoignages de chroniqueurs ou d'ethnographes montrent que le berdache est considéré comme plus efficace et plus compétent dans les tâches féminines que les femmes elles-mêmes : "[le berdache] apparaît souvent […] comme un surhomme: plus fort, plus musclé, plus grand, plus prospère, plus intelligent (" génial "), plus généreux, plus doué (art et politique)" (ibid., p. 91)."
Femmes sociales, les berdaches se mariaient ou avaient des relations sexuelles avec des hommes qui, eux, n'étaient pas berdaches, donc qui étaient du même sexe anatomique qu'eux, mais de genre (sexe social) opposé. Les berdaches hidatsa, par exemple, recherchaient la compagnie d'hommes plus âgés avec lesquels ils partageaient leur vie lorsque ceux-ci s'entendaient mal avec leur femme. Le couple nouvellement créé vivait dans deux habitations proches l'une de l'autre. Considérer les berdaches comme relevant d'une forme d'"homosexualité institutionnalisée " serait cependant une erreur, car tous les Amérindiens ayant des pratiques homosexuelles ne changeaient pas d'identité de genre. Ce qui définit les berdaches selon Fulton et Anderson (1992) – et là réside le principal point commun avec les transgenders – est leur aptitude à manipuler les identités sociales de sexe, leur double compétence sociale, à la fois masculine et féminine, issue de leur double socialisation. C'est pour cette raison que les sociétés indiennes leur accordaient une place si importante : spécialistes du franchissement des frontières symboliques entre les genres, ils étaient particulièrement qualifiés pour les fonctions religieuses à la frontière du monde des hommes et de celui des esprits, de celui des vivants et de celui des morts. "
NDLR: On peut également ajouter qu'à Tahiti, le MÊME phénomène a aussi existé. Le "transgender" tahitien était aussi considéré comme un cadeau pour sa communauté. On disait de plus qu'il avait des pouvoirs particuliers que lui conferrait son état d'homme-femme. (MartineRu)

La cause progresse mais le combat continue !!! - Michèle-Anne
Dans l'Etat australien de Tasmanie, les hommes sont désormais autorisés à se travestir sans crainte d'être arrêtés, une loi vieille de 65 ans ayant été abolie.Jusqu'à présent un texte remontant à 1935 interdisait aux hommes de porter des vêtements de femme en public entre le coucher et le lever du soleil. Aucune loi cependant n'interdisait de le faire de jour.
Le responsable de l'association pour les droits des homosexuels et des lesbiennes a rendu hommage au gouvernement de cet Etat pour avoir dépoussiéré sa législation de ses "dispositions rétrogrades".
L'une de ces lois interdisait également "à ceux qui n'ont aucun moyen apparent de subsistance" de dormir dans les granges ou dans les dépendances des fermes.

De Paris le 28 Mai.
Lundi dernier il arriva ici vers les 7 heures du soir, une chose assez particulière, et qui fait du bruit, parce que le peuple la traite de miracle.C'est qu'un homme à cheval, travesti en femme, passant sous le grand Châtelet, se trouva arrêté tout court, par le caprice de son cheval rétif qui ne voulut point avancer.
Comme c'est là que s'assemblent les archers du guet, et que c'était aussi à peu près l'heure où ils ont accoutumé de s'y rendre pour faire la patrouille, un d'eux s'avisa pour faire plaisir à ce Cavalier travesti, qui avait un masque sur le visage, de donner un coup de houssine à son cheval pour le faire avancer; mais voyant que cela était inutile, il disposa le Cavalier à descendre de cheval pour le mener par la bride, et en voulant prêter la main à cette prétendue Dame pour mettre pied à terre, le hasard fit que ses jupes se levèrent, et que ceux qui étaient un peu plus loin remarquèrent une culotte d'homme, ce qui fit d'abord soupçonner quelque chose, en sorte qu'on lui arracha son masque, et qu'on reconnut effectivement que c'était un homme.
On s'en saisit aussitôt, et on le fit entrer dans les prisons du Châtelet, où il fut interrogé; il avait sur lui des pistolets et d'autres armes, qui firent d'abord soupçonner que c'était un voleur ou un assassin qui se sauvait. Cependant on ne dit point encore quelle sorte d'homme c'est. Or il est à remarquer qu'à l'endroit où le cheval se cabra, il y a une image de la Vierge dans une Niche, en un lieu assez obscur. Il n'en fallut pas davantage au petit peuple pour crier au miracle, et le bruit en fut aussitôt répandu dans tout Paris.
Depuis ce jour-là, cette vierge dont il n'était point fait mention, et qu'on avait assez de peine à remarquer, à cause de l'obscurité du lieu où elle est exposée, a été réparée et éclairée de deux cierges qui y sont actuellement allumés; et ceux du menu peuple qui ajoutent foi à ce miracle, y vont faire leurs prières et leurs dévotions.

