Ces autres femmes du Québec et d'ailleurs


John/Joan a choisi la mort

Un texte par: (CP) mai 2004
Extrait du Journal de Québec

    Winnipeg (PC) - Un homme de Winnipeg qui avait été élevé comme une fille dans le cadre d'une expérience sur le rapport entre l'inné et l'acquis s'est suicidé à l'âge de 38 ans.

    David Reiner qui avait raconté l'histoire de sa vie dans un livre et à l'émission de télévision " Oprah " s'est enlevé la vie la semaine dernière. Selon sa mère, Janet Reiner, son fils serait encore de ce monde s'il n'avait pas été victime de cette terrible expérience, qui a entraîné chez lui de graves problèmes émotifs.

    David Reiner avait d'abord été victime d'une circoncision bâclée, en bas âge. Il est ensuite devenu le sujet d'une expérience baptisée " John/Joan " dans les années 1960 et 1970. Sa mère en veut encore à un médecin de Baltimor qui l'a convaincue ainsi que son mari, à donner des hormones féminines à leur fils et de l'élever comme une fille.

    Sa transformation avait été présentée comme un succès. On y voyait la preuve que le caractère féminin ou masculin chez l'enfant n'est pas inné mais acquis, c'est-à-dire qu'il est le résultat de l'éducation qu'il reçoit. Le frère jumeau de David, Brian, offrait aux chercheurs le sujet témoin parfait.

    Mais quand David a découvert la vérité sur son passé à l'adolescence, il s'est rebellé et a repris son identité masculine, pour ensuite se marier et devenir le beau-père de trois enfants.

    La cause de la mort n'a pas été identifiée, mais sa mère soupçonne qu'elle pourrait venir d'une surdose des médicaments qu'il devait prendre pour soigner sa schizophrénie.

Stratagème payant

Un texte par: AP nov 2003
Nous a été transmis par Marie-Thérèse

    Un policier japonais de 21 ans déguisé en écolière, vêtu notamment d'une minijupe, a arrêté un exhibitionniste. Depuis fin octobre, le jeune agent - 1,60m pour 60 kilos- arpentait les rues de Ube vêtu du costume traditionnel des écolières japonnaises (jupe courte, foulard à fleurs et veste) pour aguicher et arrêter le récidiviste. Réaction du coupable : Je suis abasourdi. Je croyais vraiment que c'était une fille.

Un transsexuel autorisé à se présenter en femme aux élections

Un texte par: ZURICH, sep 2003 (AFP)
Nous a été transmis par
La féminité

Histoire du Travestissement en danse

Raisons qui ont imposé dans le spectacle, la substitution d'un sexe par l'autre.
Un texte de Agnés Izrine, Revue " Danser " Décembre 2001 n° 205
qui nous a été transmis par
Hélène

La présidente du Comité Miss France, s'est déclarée
"consternée, choquée et irritée" par la rumeur du Daily News

    PARIS, 24 avr (AFP) - Geneviève de Fontenay, présidente du Comité Miss France, s'est déclarée mardi "consternée, choquée et irritée" par la rumeur relayée par le Daily News, un journal populaire américain, selon laquelle les organisateurs du concours Miss Univers ont des doutes sur le sexe de Miss France 2001, Elodie Gossuin.

    Interrogée par l'AFP, Mme de Fontenay attribue à une "confusion malveillante" l'origine de cette rumeur. Le 15 avril, une élection "Miss Trans 2001" a été organisée dans une discothèque parisienne. Les candidates étaient toutes transsexuelles.

    La présidente du Comité France qui condamne l'intitulé de cette élection, "choisi sans doute pour créer la confusion", a estimé que "cette affaire dépasse l'entendement". - "Cette rumeur imbécile qui porte atteinte à la dignité d'Elodie Gossuin, a été lancée par un esprit dérangé. Cette élection "Miss Trans 2001" n'a bien sûr rien à voir avec celle de Miss France 2001 ! Je suis d'autant plus choquée que de grands médias américains relaient ce genre de rumeur sans se renseigner", a ajouté Geneviève de Fontenay.

    Le Daily News assure mardi que les organisateurs du concours Miss Univers, qui doit se tenir le 11 mai à Porto Rico, ont des doutes sur le sexe de Miss France 2001 qui compte parmi les candidates. Citant Mary Hilliard McMillan, porte-parole du concours organisé par le milliardaire new-yorkais Donald Trump, le Daily News précise que la rumeur est née sur l'internet.


Un étudiant thaïlandais remporte le titre de Miss Tiffany 2002

    PATTAYA, Thaïlande (Reuters)
    31 mars 2002
    - Thanyaporn Thanyasira, étudiant thaïlandais de 26 ans, a été couronné Miss Tiffany 2002 au terme d'un concours de beauté auquel seuls les travestis et les transsexuels ont le droit de participer.

    Elle représentera la Thaïlande au prochain concours international de Miss Queen of Universe, qui se déroulera aux Etats-Unis, a fait savoir le président du jury. Samedi soir, la compétition organisée dans la station balnéaire de Pattaya en Thaïlande, a été retransmise en direct à la télévision. Les téléspectateurs ont pu comparer les charmes et les attributs des 79 concurrents.

    Pour la première fois, le concours était ouvert à des étrangers. C'est ainsi que Misaki Yasuda, du Japon, a pu concourir mais c'est finalement Thanyaporn Thanyasira qui l'a emporté. Elle a remporté un prix de 100.000 bahts, une voiture et des billets d'avion.


La présidente du Comité Miss France, s'est déclarée
"consternée, choquée et irritée" par la rumeur du Daily News

    PARIS, 24 avr (AFP) - Geneviève de Fontenay, présidente du Comité Miss France, s'est déclarée mardi "consternée, choquée et irritée" par la rumeur relayée par le Daily News, un journal populaire américain, selon laquelle les organisateurs du concours Miss Univers ont des doutes sur le sexe de Miss France 2001, Elodie Gossuin.

    Interrogée par l'AFP, Mme de Fontenay attribue à une "confusion malveillante" l'origine de cette rumeur. Le 15 avril, une élection "Miss Trans 2001" a été organisée dans une discothèque parisienne. Les candidates étaient toutes transsexuelles.

    La présidente du Comité France qui condamne l'intitulé de cette élection, "choisi sans doute pour créer la confusion", a estimé que "cette affaire dépasse l'entendement". - "Cette rumeur imbécile qui porte atteinte à la dignité d'Elodie Gossuin, a été lancée par un esprit dérangé. Cette élection "Miss Trans 2001" n'a bien sûr rien à voir avec celle de Miss France 2001 ! Je suis d'autant plus choquée que de grands médias américains relaient ce genre de rumeur sans se renseigner", a ajouté Geneviève de Fontenay.

    Le Daily News assure mardi que les organisateurs du concours Miss Univers, qui doit se tenir le 11 mai à Porto Rico, ont des doutes sur le sexe de Miss France 2001 qui compte parmi les candidates. Citant Mary Hilliard McMillan, porte-parole du concours organisé par le milliardaire new-yorkais Donald Trump, le Daily News précise que la rumeur est née sur l'internet.


Le sexe, ça peut être ambigu

Le Daily News assure que les organisateurs du concours Miss Univers
ont des doutes sur le sexe d'Elodie Gossuin, Miss France 2001.

    NEW YORK, 24 avr (AFP) - Le Daily News, un journal populaire new-yorkais, assure dans son édition de mardi que les organisateurs du concours Miss Univers, qui doit se tenir le 11 mai à Porto Rico, ont des doutes sur le sexe d'Elodie Gossuin, Miss France 2001.

    Citant Mary Hilliard McMillan, porte-parole du concours organisé par le milliardiare new-yorkais Donald Trump, le Daily News assure qu'une rumeur, née sur l'internet, assure que l'élève-infirmière picarde de 20 ans serait en fait un homme.

    Elodie Gossuin vient d'arriver à Porto Rico pour participer aux préparatifs de Miss Univers. "Notre règlement stipule que les candidates doivent toutes être nées femmmes", a déclaré la porte-parole au journal. "S'il s'avère que c'est un homme, nous la remettrons dans le premier avion pour la France". Elle a ajouté que les répétitions allaient commencer et que les habilleuses, notamment celles chargées de la partie maillot de bain du concours, avaient reçu des instructions précises la concernant.

    Interrogé sur la rumeur, Donal Trump, flamboyant célibataire connu pour ses aventures à grand spectacle avec de jeunes et jolies femmes, a commenté: "ce sera intéressant". Le Daily News accompagne son article d'une photo de Miss France, accompagnée de cette légende: "Who la la ! Elodie Gossuin, Miss France, est-elle un homme ?


Le tribunal de Barcelone a donné raison mardi à une salle de sport de la ville catalane qui avait interdit à un travesti l'accès de ses vestiaires

    BARCELONE (Espagne), 10 avr (AFP) - Le tribunal de Barcelone a donné raison mardi à une salle de sport de la ville catalane qui avait interdit à un travesti l'accès de ses vestiaires --hommes et femmes--, mais lui avait réservé une place dans la buanderie, a-t-on appris de source judiciaire. Le gymnase avait décidé d'interdire l'accès du travesti au vestiaire féminin devant l'émoi suscité au sein de la clientèle féminine. Le vestiaire masculin ne paraissant pas non plus approprié, la direction lui avait en échange proposé de se changer dans une buanderie.

    Le travesti, qui continue à fréquenter la salle de sport mais en se changeant à son domicile, a refusé cet arrangement et a porté plainte estimant faire l'objet d'une discrimination Le travesti a présenté à la justice une expertise psychologique rappelant qu'il se sentait "femme depuis des années".

    Dans son attendu, le juge a estimé que "la présence d'organes masculins ainsi que de caractéristiques féminines a généré une situation compliquée au moment de déterminer quel était le vestiaire le plus approprié". La justice a finalement tranché en affirmant que la salle de sport ne pouvait pas être accusée de discrimination puisqu'elle autorisait le travesti à utiliser ses installations et ses toilettes, tout en lui permettant de se changer.


Un travesti de nationalité indonésienne s'est suicidé
dans une cellule du
dépôt du palais de justice de Paris

Une femme affirme avoir été excommuniée à la suite
d'une opération lui ayant permis de changer de sexe

    HONG KONG, 16 mars (AFP)
    Une femme qui affirme avoir été excommuniée à la suite d'une opération lui ayant permis de changer de sexe a assigné en justice l'Eglise mormone afin que cette sanction soit levée, annonce la presse vendredi.

    Jessica Park qui avait été jadis connue sous l'identité de Stewart Park affirme que la branche honkongaise de l'Eglise de Jesus-Christ des saint du derniers jours, véritable titre du mouvement religieux mormon, l'avait exclue de manière "très humiliante".

    Alors que l'opération de transformation sexuelle de cet adepte âgé d'une quarantaine d'années avait eu lieu en janvier de l'an dernier la sanction a été annoncée en chaire "devant tout le monde", au cours d'un office particulier.

    "Ils ont annoncé que le Frère Stewart était excommunié alors que je vivais déjà sous le nom de Jessica depuis plus d'un an. Ce fut extrêmement humiliant", a déclaré l'intéressée au South China Morning Post. "L'Eglise est censée ramener la brebis perdue et non pas l'exclure", a-t-elle ajouté.

Un fonctionnaire entame une grève de la faim pour demander
à subir une opération de changement de sexe

    BURGOS (Espagne), 25 fév (AFP)
    Un fonctionnaire a entamé depuis dix jours une grève de la faim pour demander à subir une opération de changement de sexe qui a d'ores et déjà été approuvée par le ministère espagnol de la Santé.

    L'intervention "était autorisée, mais elle a été bloquée pour des raisons bureaucratiques et par manque de volonté politique de la part du ministère de la Santé et de (l'Institut national de la Santé) l'Insalud", a affirmé dimanche, José Ramirez, 46 ans.

    M. Ramirez, qui aspire à devenir une femme et à changer de prénom sur les registres de l'état civil pour s'appeler Helena a juré qu'il poursuivrait sa grève de la faim commencée le 15 février "jusqu'à ses ultimes conséquences" afin d'atteindre son objectif.

    Fonctionnaire au ministère de la Culture, M. Ramirez jeûne en signe de protestation à son domicile, mais continue à aller travailler tous les jours, malgré les mises en garde des médecins.

Une question d'attitude

Ce texte n'est pas directement lié au travestisme. Par contre, il nous donne une bonne leçon de vie sur la façon de gérer nos choix.

    Jerry est gérant dans la restauration à Philadelphie. Il est toujours de bonne humeur et a toujours quelque chose de positif à dire. Quand on lui demande comment il va, il répond toujours: " Si j'allais mieux que ça, nous serions deux: mon jumeau et moi! "

    Quand il déménage, plusieurs serveurs et serveuses sont prêts à lâcher leur job pour le suivre d'un restaurant à un autre pour la seule raison qu'ils admirent son attitude. Il est un motivateur naturel. Quand un employé file un mauvais coton, Jerry est toujours là pour lui faire voir le bon côté des choses.

    Curieux, je suis allé voir Jerry un jour pour lui demander: " Je ne comprends pas. Il n'est pas possible d'être toujours positif comme ça, partout, tout le temps. Comment fais-tu? "

    Et Jerry de répondre: " Tous les matins à mon réveil, je me dis que, aujourd'hui, ou bien je choisis d'être de bonne humeur, ou bien je choisis d'être de mauvaise humeur. Je choisis toujours d'être de bonne humeur. Quand il arrive quelque incident déplorable, ou bien je choisis d'en être la victime, ou bien je choisis d'en tirer une leçon. Quand quelqu'un vient se plaindre à moi, ou bien je choisis d'entendre sa plainte, ou bien j'essaie de lui faire voir le bon côté de la chose. "

    " Mais ce n'est pas toujours si facile ", lui dis-je. Et Jerry d'enchaîner: " La vie, c'est une question de choix. On choisit sa façon de réagir aux situations. On choisit de quelle façon les autres peuvent nous influencer ou non. On choisit d'être de bonne humeur ou de mauvaise humeur. On choisit de vivre sa vie de la manière qui nous convient. "

    Plusieurs années plus tard, j'entends dire que Jerry a fait incidemment ce qu'on ne doit jamais faire dans la restauration: il a laissé déverrouiilée la porte arrière du restaurant un bon matin et il s'est fait surprendre par trois voleurs armés.

    En essayant d'ouvrir le coffre fort, sa main tremblante de nervosité, il n'arrivait pas à faire la combinaison numérique. Un des intrus a paniqué et a tiré. Heureusement pour Jerry, les choses n'ont pas traîné et il a été vite transporté à l'hôpital. Après dix-huit heures de chirurgie et des semaines de soins intensifs, Jerry a reçu son congé de l'hôpital avec des débris de la balle qu'on avait réussi à lui retirer du corps.

    J'ai revu Jerry six mois après l'incident et je lui ai demandé comment il réagissait à tout ça. " Si j'allais mieux que ça, dit-il, nous serions deux: mon jumeau et moi. Tu veux voir les cicatrices? " Je n'ai pas voulu voir la blessure mais je lui ai demandé ce qui lui avait passé par la tête au moment du vol. Et Jerry de dire: " La première chose qui m'est venu à l'idée est que j'aurais dû fermer à clé la porte arrière du restaurant. Et puis, étendu sur le plancher après m'être fait tiré une balle, je me suis souvenu que je pouvais encore faire un choix: ou bien de vivre ou bien de mourir. Et j'ai choisi de vivre. "

    " T'as pas eu peur? " lui dis-je. Et lui de répondre: " Les ambulanciers ont été bien corrects. Ils n'ont pas cessé de me dire que tout allait bien. Mais en entrant dans le bloc opératoire de l'hôpital, j'ai vu l'expression faciale des médecins et des infirmières et, là, j'ai eu peur. J'ai vu dans leurs yeux que j'étais un homme mort et j'ai su que je devais agir vite. "

    " Et alors, qu'as-tu fait? "

    " Eh bien, mon ami, il y avait une grosse infirmière qui me bombardait de questions; elle voulait savoir si j'étais allergique à quelque chose. J'ai dit oui, et les médecins et les infirmières se sont arrêtés pour entendre ce que j'allais leur dire. J'ai pris une profonde respiration et je leur ai dit que j'étais allergique aux balles de fusil! Quand ils ont eu cessé de rire, je leur ai dit que j'avais fait le choix de vivre et qu'ils feraient mieux de m'opérer comme si j'étais un homme vivant plutôt qu'un homme mort! "

    Jerry a survécu grâce à l'expertise des médecins mais aussi grâce à son attitude étonnante! J'ai appris de lui que, à tous les jours, nous devons faire des choix: ou bien de profiter pleinement de la vie ou bien de s'y emmerder tant qu'on veut. La seule chose qui nous appartient et que personne ne peut contrôler, ni nous enlever, ce sont nos attitudes. Alors, quand on peut cultiver des attitudes positives, tout le reste est de la petite bière.

    Maintenant, vous pouvez choisir:

    1- ou bien vous passez simplement à une autre page du site

    2- ou bien vous, vous faites un copier/coller de ce texte et vous l'acheminez à des gens qui vous sont proches.

Première opération de changement de sexe femme-homme
financée publiquement

    MALAGA (Espagne), 2 déc (AFP)
    Une équipe de chirurgiens a procédé vendredi à Malaga (Andalousie, sud de l'Espagne) à la première opération de changement de sexe de femme à homme financée par le système de santé public en Espagne, a annoncé l'hôpital Carlos Haya.

    Après six heures et demie d'une intervention chirurgicale qui s'est déroulée sans incident, une femme de 38 ans dont l'identité n'a pas été révélée est devenue un homme. Le patient avait dû auparavant suivre durant un an un traitement hormonal et une préparation psychologique.

    Cette opération a été prise en charge par le Système andalou de santé (SAS), organisme dépendant du gouvernement régional d'Andalousie qui avait décidé en février 1999 de financer les opérations de changement de sexe. Depuis, les chirurgiens andalous ont transformé six hommes en femmes. C'est toutefois la première fois que l'opération inverse est pratiquée.

Une Drag Queen déguisée en mère Noël fait sensation au Brésil

    Brésil-Travesti Brésil BRASILIA, 5 déc (AFP)
    A drag queen named Alice Bombom caused traffic jams here Tuesday by dressing up as Mama Noel to wish President Fernando Henrique Cardoso a merry Christmas.
    "I came here to wish the president merry Christmas. Where is the president?"
    Bombom, dressed in provocative attire, spike-heeled boots and exaggerated makeup, declared in front of television cameras outside the president's residence.
    Bombom's appearance there -- also intended to protest Cardoso's failure to issue a declaration in support of homosexuals -- stalled traffic, as drivers of passing cars stopped to gawk, and filled doors and windows of the building with amused government employees.
    "I voted for Cardoso. I believed he would support homosexuals who need a little security," said Bombom, who works in a discotheque here.

    Une Drag Queen du nom d'Alice Bombom a été la source d'un embouteillage monstre ici Mardi, s'étant habillée en Mère Noël pour souhaiter un Joyeux Noël au Président Fernando Henrique Cardoso.
    "Je suis venue ici pour souhaiter un Joyeux Noël au Président. Où est le Président ? " a déclaré Bombom, dans un appareil provocant, des bottes cloutées à talons et un maquillage excessif, devant les caméras de télévision à l'extérieur de la résidence du Président.
    L'allure de Bombom, qui se voulait une protestation contre le défaut de Cardoso à produire une déclaration de soutien aux homosexuels, a paralysé le trafic, les conducteurs freinant à mort, et rempli les passages et les fenêtres de l'immeuble des employés du Gouvernement, amusés.
    "J'ai voté pour Cardoso. Je croyais qu'il soutiendrait les homosexuels, qui ont besoin d'un minimum de sécurité" a déclaré Bombom, qui travaille ici dans une discothèque.
    (Traduction: Michèle-Anne Roncières)

Une révérende retrouve ses paroissiens après avoir changé de sexe

    SWINDON (Grande-Bretagne), 3 déc (AFP)
    GB-transsexuel - Une révérende retrouve ses paroissiens après avoir changé de sexe
    La révérende Carol Stone a retrouvé ses paroissiens de l'église St Philips à Swindon (sud-ouest) dimanche, et a pu à nouveau célébrer l'office trois mois après avoir subi une intervention chirurgicale pour changer de sexe.

    En juin dernier, le révérend Peter Stone, âgé de 46 ans, avait annoncé qu'il allait subir une opération lui permettant de devenir une femme, ce qu'il avait indiqué avoir toujours voulu être. L'évêque de Bristol, le révérend Barry Rogerson, avait respecté son souhait et indiqué à l'ecclésiastique qu'il - désormais elle - pourrait reprendre ses fonctions après l'opération.

    Les retrouvailles ont eu lieu dimanche et ont été marquées par l'accueil chaleureux de la centaine de paroissiens réunis pour l'office, qui ont fait une ovation à leur révérende. Seule une vieille dame qui faisait connaître un peu bruyamment sa désapprobation a été accompagnée doucement vers la sortie par ses voisins de banc.

    "Après presque 23 ans de prêche, je me sens aujourd'hui comme une débutante dont ce serait le premier sermon", a déclaré la révérende, en remerciant son public pour son soutien. La révérende est divorcée et a une fille de 18 ans. L'évêque avait expliqué en juin que tous les paroissiens soutenaient leur vicaire et ajouté qu'il n'existait aucune interdiction "légale ou ecclésiastique" pour lui refuser de poursuivre son ministère après l'opération.

    "Elle a fait preuve d'un grand courage", a commenté Michael Ennis, 71 ans, à l'issue de l'office. "Je ne pense pas que les gens d'ici la laisseront jamais les quitter: j'ai trouvé son office très bon", a-t-il ajouté. "C'était très bien. Peter était un prêtre exceptionnel et Carol le sera également", a renchéri Greta Davies, 56 ans.

HongKong-moeurs-insolite

    Date : 30/11/1999 10:10:12
    Objet : Casse-tête policier pour choisir la cellule: "Il" était "Elle"
    -------------------------------
    HONG KONG, 5 déc (AFP)
    L'arrestation d'une prostituée thaïlandaise vendant ses charmes dans le quartier de Kowloon a Hong Kong a posé un véritable casse-tête aux policiers car elle était détentrice d'un passeport lui attribuant le sexe masculin. Bien que la prévenue se soit indignée en expliquant qu'elle était en fait un transexuel, les agents de la force publique ont placé dimanche la prisonnière dans une cellule d'hommes, a rapporté mardi le South China Morning Post.

    Les agents de l'immigration se sont ensuite penchés sur son cas. Après examen, ils ont reconnu que les policiers s'étaient trompés et qu'elle devait être dirigée sur une cellule pour femmes.

    "Les autorités thaïlandaises nous ont indiqué qu'il s'agissait vraisemblablement d'une erreur sur son passeport", a expliqué au journal le responsable de l'immigration Douglas Chan.

    Un porte-parole de la police a cependant défendu la position initiale. "Nous avons vérifié son passeport. Sur ce dernier il est mentionné: sexe masculin. Donc, en application du réglement, nous l'avons placé dans une cellule pour hommes", a-t-il dit.

Communiqués de presse pas toujours drôle à lire.

    Date : 30/11/1999 10:10:12
    Objet : Arrestation d'un travesti dans une ville sainte en Iran
    -------------------------------
    Iran-société TEHERAN, 30 nov (AFP)
    GLGL FRS0212 4 T Iran-société. Arrestation d'un travesti dans une ville sainte en Iran TEHERAN, 30 nov. (AFP) -
    La police iranienne a arrêté un travesti de 25 ans qui se promenait, maquillé, en public, à Machhad, ville sainte chiite dans le nord-est de l'Iran, a rapporté mardi le journal Khorassan. Lors d'une patrouille, les policiers ont surpris une "jeune femme aux allures bizarres" en train de marcher allègrement dans une rue de Machhad. Les policiers qui avaient jugé ses gestes "louches", ont interpellé la jeune femme se présentant comme Sadigheh. C'est alors qu'ils se sont rendus compte qu'il s'agissait d'un homme s'appelant Reza, a ajouté le journal. Le quotidien ne donne pas de précisions sur le sort de Reza qui a été conduit au commissariat local.

    kd/jmc/vr/nj eaf AFP 301012

Communiqués de presse pas toujours drôle à lire.

    Date : 05/09/1999 23:53
    Priorité : Normale
    Objet : Des employées refusent de partager des toilettes avec un trav.
    -------------------------------
    FRS0644 4 I 0213 USA /AFP-NE80
    USA-divers
    KANSAS CITY (Etats-Unis), 5 sept (AFP) -
    Le personnel féminin d'une entreprise de Kansas City ont porté plainte auprès des autorités fédérales, ne voulant pas partager des toilettes avec l'un de leurs collègues transsexuel.
    Le technicien-ingénieur, en cours de traitement hormonal, a officiellement changé de nom et de sexe en mai 1998. Il lui faudra toutefois encore un an pour se faire opérer.
    La plupart des médecins conseillent à leurs patients de suivre pendant deux ans un traitement hormonal destiné à augmenter leur niveau d'estrogène avant de subir une intervention chirurgicale.
    Entretemps, leur disent-ils, ils peuvent vivre en tant que femme. La ville a promis des toilettes avec des cabines complètement isolées. Mais les employées ne sont pas satisfaites de cet arrangement. Elles exigent des toilettes réservées uniquement aux femmes et menacent de trouver ailleurs des locaux à leur convenance.
    Le texte de la plainte a été adressé vendredi à la Commission fédérale sur l'égalité de l'emploi (EEOC).
    En attendant un règlement à ce contentieux, le technicien a été poliment invité à utiliser de façon temporaire d'autres toilettes.
    -------------------------
    AFP 052354 SEP 99

La fameuse Académie de Veronica Vera

Michèle Anne
    On trouvera le texte original à cette adresse
    http://www.webdo.com/hebdo/hebdo_1998/hebdo_01/n-y_sexe_01.html

    L'académie qui transforme les hommes en femmes Directrice de la «Finishing School for Boys who want to be Girls», Veronica Vera, 47 ans, est catégorique: «Mon école est la première et la seule académie au monde qui transforme les hommes en femmes. Un fantasme qui trotte dans la tête de 3 à 5% de la population masculine.» Dans son déshabillé rose froufroutant qui laisse deviner des sous-vêtements noirs et une poitrine débordante, cette «Pygmalion» du travestissement est désarmante de mauvais goût. Ses airs de ménagère pépère rassurent. Voici cinq ans, elle a transformé son appartement de Greenwich Village en un studio où elle reçoit des «étudiants à la recherche de la femme qui est en eux». Roses les murs et la moquette du couloir qui mènent à l'«académie», roses les tapisseries et les rideaux du studio, rose la couverture de son livre sorti au mois de novembre et qui résume ses années d'expérience.

    En fait d'académie, l'endroit ressemble à un grand salon encombré de perruques, de robes en satin, de blouses à dentelles, de tailleurs stricts et de jupons fripons. Une palette géante de maquillage et une armada de chaussures pointure «paquebot» encombrent le podium où s'opère la grande transformation. Veronica Vera parle de ses étudiants au féminin: «Elles peuvent choisir une formation de deux heures et demie, quatre heures ou plusieurs jours.» Un séjour qui leur coûtera la bagatelle de 860 à plus de 4000 francs.

    Les clients qui peuvent s'offrir ce luxe ont entre 40 et 50 ans. «Toutes professions confondues, jure la directrice. Ils viennent parfois en couple et 60% d'entre eux sont mariés. Plus de cinq cents filles ont fréquenté le campus.» Mais attention, n'est pas reçu qui veut. L'aspirant doit réussir l'examen-consultation à 45 francs la demi-heure. «Je cherche des gens qui ont vraiment le désir de partir à l'exploration d'eux-mêmes et pas des hommes qui veulent juste enfiler une jupe vite fait bien fait.» L'ancienne star du porno évoque ses activités de journaliste: «J'ai toujours écrit sur le sexe. Il y a quinze ans que je mène des recherches personnelles sur le sujet.»

    Le fantasme le plus commun des cousines de Tootsie? Se transformer en top model, en cadre sophistiquée ou en jeune mariée. Veronica éclate d'un rire joyeux et affectueux: «Certaines représentent un plus grand défi que d'autres...» Si la quadragénaire interdit barbe et moustache pour les cours, elle fait des exceptions: «J'ai reçu un juif orthodoxe que j'ai transformé en femme arabe. Le voile cachait le bas de son visage.» Pour seconder Veronica Vera, une armada de «doyens»: professeurs de maquillage, pour marcher avec des hauts talons, de comportement. «Le maquillage doit être particulièrement réussi, car dans la majorité des cas, c'est la première fois que mes élèves sont confrontés à leur désir le plus cher.» Avec les plus «avancés», la maîtresse du travestissement entreprend même des sorties où les messieurs apprennent à monter dans un taxi, à siroter une tasse de thé et à faire du shopping comme une dame. Une donnée reste difficile à modifier en quelques séances: la voix. Pas découragés pour autant, un quart des novices retourneront sur les bancs de l'académie à la poursuite de la femme qui est en eux.

Une histoire désolante

Par Anne-Sofie
    Je voudrais vous conter une histoire qui vient de se passer en Allemagne.

    L'action de déroule dans un petit village de l'ex-Allemagne de l'Est. Dans cette localité, il y a eu des élections pour désigner un nouveau maire. Suite à cela, un monsieur a été élu et a commencé son travail de maire. Or, ce que la population ignorait c'est que ce maire était un peu différent. Tant qu'il se dissimulait, tout allait bien. Mais, un jour, il a décidé de s'afficher tel qu'il le souhaite. Ainsi, Monsieur le maire est devenu Madame le Maire. Inutile de dire le scandale !!! La population voulait bien de lui comme maire mais ne voulait plus d'elle pour être administrer.

    Pour trancher, rien de mieux qu'une nouvelle élection. Elle a eu lieu ce dimanche 29 novembre. Notre "copine" , appelons-la ainsi, avait dit lors d'une émission de télévision que son village serait celui de la tolérance ou de l'intolérance. Le verdict des urnes a été claire. Son village est celui de l'intolérance car la population a voté en majorité pour sa destitution.

    Moralité : le changement d'identité rend idiote !!!!

La jupe

    Un entretien avec Pierre Bourdieu accordé à Catherine Portevin du Télérama du 5 septembre.

    Ou comment un rectangle de tissu que personne n’aurait l’idée de remettre en question induit l’entrave des corps et le souci du paraître, d’autant plus puissants qu’ils se transmettent, comme tout les codes de bonne conduite, de mère en fille. Autant de contraintes intégrées dont on ne se libère pas si facilement. Et l’on continue de tirer sur nos jupes et de marcher à petites enjambées, même en jean et souliers plats...

    Télérama : A quoi sert la jupe ?
    Pierre Bourdieu : C’est très difficile de se comporter correctement quand on a une jupe. Si vous êtes un homme, imaginez-vous en jupe, plutôt courte et essayez donc de vous accroupir, de ramasser un objet tombé à terre sans bouger de votre chaise ni écarter les jambes... La jupe, c’est un corset invisible, qui impose une tenue et une retenue, une manière de s’asseoir, de marcher. Elle a finalement la même fonction que la soutane. Revêtir une soutane, cela change vraiment la vie, et pas seulement parce que vous devenez prêtre au regard des autres. Votre statut vous est rappelé en permanence par ce bout de tissu qui vous entrave les jambes, de surcroît une entrave d’allure féminine. Vous ne pouvez pas courir ! Je vois encore les curés de mon enfance qui relevaient leurs jupes pour jouer à la pelote basque.

    La jupe, c’est une sorte de pense-bête. La plupart des injonctions culturelles sont ainsi destinées à rappeler le système d’opposition (masculin/féminin, dur/mou...) qui fonde l’ordre social. Des oppositions arbitraires qui finissent par se passer de justifications et être enregistrées comme des différences de nature. Par exemple, avec « tiens ton couteau dans la main droite », se transmet toute la morale de la virilité, où, dans l’opposition entre la droite et la gauche, la droite est « naturellement » du côté de la virtus comme venu de l’homme.

    TRA : La jupe, c’est un cache-sexe ?
    PB : Oui, mais c’est secondaire. Le contrôle est beaucoup plus profond et plus subtil. La jupe, ça montre plus qu’un pantalon et c’est difficile à porter justement parce que cela risque de montrer. Voilà toute la contradiction de l’attente sociale envers les femmes : elles doivent être séduisantes et retenues, visibles et invisibles (ou dans un autre registre, efficaces et discrètes.

    On a déjà beaucoup glosé sur le sujet, sur les jeux de la séduction, de l’érotisme, toute l’ambiguïté du montré-caché. La jupe incarne très bien cela. Un short, c’est beaucoup plus simple : ça cache ce que ça cache et ça montre ce que ça montre. La jupe risque toujours de montrer plus ce qu’elle montre. Il fut un temps où il suffisait d’une cheville entr’aperçue !...

Scandale aux Jeux Olympiques !

    Ce texte est paru dans la lettre du Caritig de septembre 2000

    Ric Birch a annoncé qu'une petite séquence du spectacle sera un hommage au plus célèbre film australien "Priscilla, folle du désert".

    Non, ce n'est pas avec des athlètes "féminines" des pays de l'Est, mais avec l'organisateur de la manifestation de clôture. Ric Birch a annoncé qu'une petite séquence du spectacle sera un hommage au plus célèbre film australien "Priscilla, folle du désert". Et oui les drag queens vont pour une fois échanger leur traditionnelle scène de boites de nuit contre celle des Jeux Olympiques de Sydney pour la cérémonie de clôture.

    Si les associations homosexuelles se réjouissent de ce choix en voyant là une plus grande tolérance envers eux, tel que l'a estimé Sally Bunney, drag queen de Sydney; en revanche la droite australienne ainsi que l'église clament haut et fort leur mécontentement. En effet, les réactions virulentes se font entendre: "les travestis ne reflètent pas plus les valeurs de l'Australie que celles des Jeux olympiques", "autoriser des homosexuels habillés en femme à s'exhiber va mettre le pays dans l'embarras", ou encore cette réflexion du Président du parti d'extrême droite, David Oldfield: "les gens qui font du travestissement ont besoin d'un soutien psychologique ou d'un changement de sexe mais pas de publicité". Bref, cela n'émeut nullement Ric Birch pour qui la participation des drag queens au gala de clôture des J.O. n'est pas sans rappeler un événement propre à la ville de Sydney: le "Gay and Lesbian Mardi Gras". Cette manifestation attire chaque année des centaines de milliers de spectateurs et ne déchaîne nullement les passions, aussi Ric Bich entend bien faire de la cérémonie de clôture de ces Jeux Olympiques 2000 une soirée de fête conforme à la tradition.

    Le maître de cérémonie se sent d'autant plus à l'aise qu'il a le soutien du ministre australien des J.O., Michael Knight. Le ministre a confirmé que la cérémonie de clôture était moins protocolaire que celle d'ouverture, qu'il s'agissait d'une fête et celle-ci avait son entière approbation. Les travestis assureront ainsi une petite partie du spectacle qui conclura la dernière olympiade du siècle. D'ailleurs qui n'a pas dit que marcher avec des chaussures de drag queens, c'était du sport !

Notre morale

    Un article de Kim Pérez F.-Fígares

    La Conscience étant ce qui est humain, notre vie humaine doit être clarification de la Conscience.

    Nous obéissons alors à la Logique de notre Nature, qui exige de nous d’approcher la perfection, devenant toujours plus humains au lieu du contraire.

    La nature humaine est établie en la distinction entre Conscience et Conditionnements, ainsi qu’en la maîtrise des Conditionnements par la Conscience.

    La sexualité consciente est Conscience de la Sexualité ou de la Dualité, c’est-à-dire, de l’Identité du Sujet et de la Nécessité d’Objet.

    L’Identité du Sujet, c’est la reconnaissance du corps sexué ou de la fonction de genre socialement assignée comme appropriés.

    La différence entre Sujet et Objet, entre Conscience et Conditionnement, fait qu’on ne peut pas supposer une acceptation inconditionnelle du sexe ni du genre, ni d’aucun autre conditionnement.

    Le Sujet peut préférer, pour de bonnes raisons, une fonction de genre différente de celle qui corresponderait à son sexe; ce faisant, il se libère du conditionnement du genre.

    Le Sujet peut ne pas accepter, pour de bonnes raisons, son corps sexué; ce faisant, il se libère du conditionnement de sexe.

    Quand le Sujet se libère des conditionnements de sexe ou de genre, il libère à d’autres êtres humains et affirme la nature humaine, qui est libération et non soumission aux conditionnements matériels.

    La dignité humaine exige que cette réalité précéde à la nécessité matérielle de la reproduction de l’espèce; alors, la libre identité ou libre option de sexe et de genre doit s’obtenir au prix de la nécessité matérielle de la reproduction de l’espèce. Autrement, nous serions du bétail.

    En cas de dysphorie de sexe et de genre, ce qui arrive quand un Sujet, pour des raisons biologiques ou biographiques, ne peut accepter ni son corps, ni la fonction de genre qui l’accompagne, il manque de l’écriture (J. Lacan) ou enregistrement de son acceptation, ce qui équivaut au manque d’un organe.

    La reconnaissance et l’acceptation de son propre corps relève de l’expérience affective qui doit avoir lieu pendant l’enfance et la puberté; si elle n’est pas acquise pendant ces âges, son manque ne sera pas compensé à un âge ultérieur, parce qu’il n’est pas possible de reproduire les expériences qui l’écrivent.

    Étant donné qu’il ne peut pas former une Identité cohérente entre sa Conscience et son corps, le Sujet dysphorique doit avoir recours à la création d’une Identité Paradoxale, afin de sauvegarder son équilibre animique et son développement personnel.

    La dysphorie de sexe et de genre est une menace centrale contre l’équilibre de l’esprit, qui est un bien qui précède, dans la hyérarchie des qualités, le développement de la sexualité, parce qu’il est davantage nécessaire.

    Donc, si l’Identité Paradoxale sauvegarde l’équilibre de l’esprit, elle est nécessaire et légitime même si elle rends difficile l’exercice de la sexualité.

    Privé d’une Identité cohérente, en cas de dysphorie de genre et de sexe, le Sujet féminisant, quand il expérimente une pulsion gynéphile, peut aussi convertir la Nécessité d’Objet en son Identité Paradoxale, moyennant la fusion fantasmatique avec l’Image de la Femme dans le Miroir.

    Si la fusion fantasmatique est excessivement intense, elle fait disparaître l’Autre ou l’Objet Réel, et elle devient alors vertigineuse et ritualisée; donc, elle doit être connue et modérée.

    Le dommage que produit un excès d’intensité de la fusion fantasmatique consiste en ce qu’un Plaisir dépourvu de sens réel hors de lui-même substitue à la Nécessité d’Objet et c’est pour ça que la Conscience, privée d’Objet, s’obnubile et la liberté de la Conscience, conditionnée par la nécessité de Plaisir, diminue.

    La façon la plus efficace de ne pas se laisser mener excessivement par la fusion fantasmatique est de fonder l’Identité Paradoxale sur la Réalité, se libérant vaillament de la seule spéculation et le secret, l’intégrant socialement, créant son Image Objective, ainsi que puisse se former une Image du Sujet dans le Miroir.

    Donc, la formation de l’Identité Paradoxale ou Transsexualité et Transgénéricité n’est pas vicieuse, car elle ne prétend pas un Plaisir dépourvu de sens, mais l’équilibre de l’esprit, comme condition pour le développement et le déblocage de la Conscience.

    Quand elle est réalisée, cela se vérifie car elle n’étourdit ni ne plonge dans le vertige, mais elle permet de récupérer la paix de l'âme.

    Vous trouverez la version originale de ce texte à l'adresse suivante:
    http://personales.mundivia.es/personales/trans/transexualite.htm

Qu'est-ce qu'un travesti?

Le coin des couples

Traduction de Claire

Le coin des couples II

Traduction de Michèle Anne

Extrait du Trends Setter - La page du Conseiller du couple - Couple's Advice Column
par Chantall et Meagan

Droits de l'Homme:

la France indemnise un médecin transsexuel

Une recherche de Marc

Implants mammaires à l'huile de soja
Tout risque pour la santé n'est pas exclu

Office fédéral de la santé publique (Suisse)

La vie des eunuques

Une transcription de Christiane

Le maquillage, un art vieux de 5000 ans

Une découverte de Lison

Nos soeur indiennes d'autrefois

Une introduction suivit d'une transcription
de Michèle Anne

    Vous trouverez à l'URL suivante:
    http://www.unites.uqam.ca/dsexo/Revue/Vol2no2/2102a8.html
    Un article d'ethnologie s'intitulant "Des Trangenders. Le brouillage des identités sur le marché de la population", écrit par Lilian MATHIEU et Daniel WELZER-LANG.

    Cet article est intéressant à deux titres principaux: D'abord il montre à quel point les sciences sociales sont, contrairement à leur éthique, déformées par les idées reçues, puisque les auteurs appellent ici "Transgenders", dans le but de créer "une nouvelle catégorie heuristique" sont, je cite, "des hommes se prostituant en femme, quel que soit leur degré de transformation physique et/ou vestimentaire ou leur catégorie de présentation de soi. Ce qui les définit est un certain type de pratique sociale, celle qui consiste à jouer sur les identités de genre et à manipuler les stéréotypes sexuels.". Il semblerait que l'idée ne soit absolument pas venue à ces deux auteurs que les "Transgenders" pouvaient exister en dehors de la prostitution ! De même, la conclusion de l'étude est que le but des "Transgenders" est exclusivement de conforter le monde conservateur dans l'application des stéréotypes sexuels et donc naturellement l'exploitation des femmes ! Voilà une conclusion bien conformiste, il me semble, et qui ne paraît pas de nature à relever l'image des sciences sociales, empêtrées dans les lieux communs, ici féministes. De mon temps, quand je faisais un peu de sociologie, la première chose qu'on apprenait, c'était justement à faire table rase du bon sens, des a-priori, etc, et de se concentrer sur les phénomènes, pour les décrire et, si possible, les expliquer, et non pas pour les interpréter à la lumière de l'idéologie dominante ! Enfin...

    Mais cet article est aussi intéressant en cela qu'il rappelle certaines pratiques Amérindiennes du travestissement chez ceux qu'on appelle les "berdaches": je cite ci-après les passages de l'article s'y rapportant. Les ouvrages auxquels il est fait référence dans ces passages sont:
    Désy, P. (1978). "L'homme-femme"
    Fulton, R. ; Anderson, S. W. (1992). "The Amerindian " Man-Woman " :
    Gender, Liminality, and Cultural Continuity"
    Michèle-Anne

    "Lorsque les premiers colons et observateurs européens entrèrent en contact avec certaines sociétés indiennes, ils furent fortement impressionnés par la présence en leur sein d'individus ayant adopté les vêtements, les pratiques et les statuts réservés aux femmes, malgré leur sexe biologique masculin. Ils les désignèrent par le nom de "berdaches", un mot d'ancien français à connotation injurieuse désignant les homosexuels, et terme aujourd'hui entré dans le vocabulaire anthropologique.

    Ce qui a sans doute le plus choqué les Occidentaux est que, loin d'être considéré, comme les homosexuels en Europe à la même époque, comme un marginal ou un déviant, l'Indien qui choisissait ainsi de changer de sexe social détenait une position importante et reconnue dans sa propre culture, position souvent légitimée par des mythes. Il ne transgressait en aucune façon les règles sociales. Désy (1978) affirme que "Le berdache constitue un support irremplaçable d'un noeud de fonctions sociales et culturelles essentielles : fonctions sacrées, religieuses, thérapeutiques, rituelles, guerrières, politiques, économiques. Parce qu'il est au carrefour de toutes ces instances, comme tel, le berdache s'inscrit dans la totalité du système (p. 76)."

    Loin d'être marginalisés ou stigmatisés par leur propre société, les berdaches étaient donc au contraire appréciés et recherchés, voire, quand leur statut s'accompagnait de connaissances et de pouvoirs magiques, craints. Dans ces sociétés où la division des rôles entre les sexes était très fortement marquée, ils connaissaient à la fois le monde des hommes et le monde des femmes. Cette "double compétence sociale", si l'on peut dire, était à la fois la condition et la garantie de leur pouvoir et de leur importance au sein du groupe social. Le cas des nadle, berdaches navajo, s'avère on ne peut plus explicite sur ce point : "Chez les Navajos, le nadle sait tout puisqu'il est à la fois homme et femme. C'est donc un signe de bon augure d'en avoir un chez soi ; il est d'ailleurs le favori de la famille. Plus tard, il est destiné à en être le chef. Il a droit de regard sur la propriété, il dirige les travaux des champs. Lors des cérémonies c'est lui qui prépare la nourriture. De plus, il tricote, tisse, tanne le cuir et fabrique les mocassins. C'est un excellent potier, un très bon vannier. Il garde aussi les moutons. Il est recherché comme accoucheur, il connaît les chants pour guérir la folie résultant de l'inceste (ibid., p. 75)."

    D'autres témoignages de chroniqueurs ou d'ethnographes montrent que le berdache est considéré comme plus efficace et plus compétent dans les tâches féminines que les femmes elles-mêmes : "[le berdache] apparaît souvent […] comme un surhomme: plus fort, plus musclé, plus grand, plus prospère, plus intelligent (" génial "), plus généreux, plus doué (art et politique)" (ibid., p. 91)."

    Femmes sociales, les berdaches se mariaient ou avaient des relations sexuelles avec des hommes qui, eux, n'étaient pas berdaches, donc qui étaient du même sexe anatomique qu'eux, mais de genre (sexe social) opposé. Les berdaches hidatsa, par exemple, recherchaient la compagnie d'hommes plus âgés avec lesquels ils partageaient leur vie lorsque ceux-ci s'entendaient mal avec leur femme. Le couple nouvellement créé vivait dans deux habitations proches l'une de l'autre. Considérer les berdaches comme relevant d'une forme d'"homosexualité institutionnalisée " serait cependant une erreur, car tous les Amérindiens ayant des pratiques homosexuelles ne changeaient pas d'identité de genre. Ce qui définit les berdaches selon Fulton et Anderson (1992) – et là réside le principal point commun avec les transgenders – est leur aptitude à manipuler les identités sociales de sexe, leur double compétence sociale, à la fois masculine et féminine, issue de leur double socialisation. C'est pour cette raison que les sociétés indiennes leur accordaient une place si importante : spécialistes du franchissement des frontières symboliques entre les genres, ils étaient particulièrement qualifiés pour les fonctions religieuses à la frontière du monde des hommes et de celui des esprits, de celui des vivants et de celui des morts. "

    NDLR: On peut également ajouter qu'à Tahiti, le MÊME phénomène a aussi existé. Le "transgender" tahitien était aussi considéré comme un cadeau pour sa communauté. On disait de plus qu'il avait des pouvoirs particuliers que lui conferrait son état d'homme-femme. (MartineRu)

Les hommes peuvent désormais se travestir la nuit en Tasmanie

La cause progresse mais le combat continue !!! - Michèle-Anne
Dans l'Etat australien de Tasmanie, les hommes sont désormais autorisés à se travestir sans crainte d'être arrêtés, une loi vieille de 65 ans ayant été abolie.

Jusqu'à présent un texte remontant à 1935 interdisait aux hommes de porter des vêtements de femme en public entre le coucher et le lever du soleil. Aucune loi cependant n'interdisait de le faire de jour.

Le responsable de l'association pour les droits des homosexuels et des lesbiennes a rendu hommage au gouvernement de cet Etat pour avoir dépoussiéré sa législation de ses "dispositions rétrogrades".

L'une de ces lois interdisait également "à ceux qui n'ont aucun moyen apparent de subsistance" de dormir dans les granges ou dans les dépendances des fermes.

Le peuple parle de miracles

Gazette d'Amsterdam du Jeudi 3 juin 1700
De Paris le 28 Mai.
Lundi dernier il arriva ici vers les 7 heures du soir, une chose assez particulière, et qui fait du bruit, parce que le peuple la traite de miracle.

C'est qu'un homme à cheval, travesti en femme, passant sous le grand Châtelet, se trouva arrêté tout court, par le caprice de son cheval rétif qui ne voulut point avancer.

Comme c'est là que s'assemblent les archers du guet, et que c'était aussi à peu près l'heure où ils ont accoutumé de s'y rendre pour faire la patrouille, un d'eux s'avisa pour faire plaisir à ce Cavalier travesti, qui avait un masque sur le visage, de donner un coup de houssine à son cheval pour le faire avancer; mais voyant que cela était inutile, il disposa le Cavalier à descendre de cheval pour le mener par la bride, et en voulant prêter la main à cette prétendue Dame pour mettre pied à terre, le hasard fit que ses jupes se levèrent, et que ceux qui étaient un peu plus loin remarquèrent une culotte d'homme, ce qui fit d'abord soupçonner quelque chose, en sorte qu'on lui arracha son masque, et qu'on reconnut effectivement que c'était un homme.

On s'en saisit aussitôt, et on le fit entrer dans les prisons du Châtelet, où il fut interrogé; il avait sur lui des pistolets et d'autres armes, qui firent d'abord soupçonner que c'était un voleur ou un assassin qui se sauvait. Cependant on ne dit point encore quelle sorte d'homme c'est. Or il est à remarquer qu'à l'endroit où le cheval se cabra, il y a une image de la Vierge dans une Niche, en un lieu assez obscur. Il n'en fallut pas davantage au petit peuple pour crier au miracle, et le bruit en fut aussitôt répandu dans tout Paris.

Depuis ce jour-là, cette vierge dont il n'était point fait mention, et qu'on avait assez de peine à remarquer, à cause de l'obscurité du lieu où elle est exposée, a été réparée et éclairée de deux cierges qui y sont actuellement allumés; et ceux du menu peuple qui ajoutent foi à ce miracle, y vont faire leurs prières et leurs dévotions.



    Retour menu

    Mise à jour: mai 2004